•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les progressistes-conservateurs ontariens fourbissent leurs armes

Tim Hudak

Tim Hudak

Photo : THE CANADIAN PRESS/Pawel Dwulit

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le parti progressiste-conservateur de l'Ontario est réuni en congrès en fin de semaine à Toronto pour planifier sa stratégie en vue des élections du 6 octobre prochain. Près de 1500 délégués sont sur place, ainsi que certains conservateurs fédéraux, comme le ministre de la Justice, Rob Nicholson, et le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney.

Pendant la fin de semaine, les progressistes-conservateurs ont l'intention de dévoiler l'ensemble de leur plateforme électorale, qu'ils intitulent ChangeBook. Le chef, Tim Hudak, qui en avait déjà dévoilé une partie lors des dernières semaines, en a d'ailleurs tracé les grandes lignes samedi. Dimanche matin, durant un huis clos, les membres du parti se pencheront plus sérieusement sur le plan conservateur, pour regarder les chiffres, le coût des mesures pour le Trésor ontarien et leur échéancier.

Certaines des mesures contenues dans la plateforme des progressistes-conservateurs :

  • Des réductions d'impôts de 5 % pour la classe moyenne et les familles pauvres, jusqu'à concurrence de 260 $ par année;
  • Le partage des revenus entre les membres d'un couple, ce qui pourrait permettre à la classe moyenne des économies de 400 $ par année;
  • Doubler le crédit d'impôt aux aidants naturels annoncé dans le budget libéral du printemps;
  • Accorder 6 milliards de dollars en quatre ans en santé, et 2 milliards de plus après cette période;
  • Accorder 2 milliards à l'éducation en quatre ans;
  • Lutter contre la fraude dans le secteur de la santé;
  • Donner aux enseignants le pouvoir d'interdire les cellulaires dans les salles de classe;
  • Faire des économies de 2 % au sein du gouvernement chaque année, jusqu'à ce que le budget soit équilibré;
  • Éliminer la TVH des factures de chauffage et d'électricité, ce qui pourrait totaliser 275 $ d'économies par année;
  • Forcer les détenus des prisons provinciales à faire des travaux communautaires en dehors des murs des prisons.

Le parti espère profiter du vent conservateur qui souffle sur la province. Ces membres pensent que l'élection d'un maire conservateur à Toronto et le choix par les Ontariens de nombreux députés conservateurs fédéraux lors du scrutin du 2 mai joueront en leur faveur.

Cinq mois avant la tenue du scrutin, les progressistes-conservateurs ontariens sont en avance dans les sondages. Cela semble préoccuper le gouvernement libéral de Dalton McGuinty, qui essaie de dénigrer la plateforme conservatrice et son chef, qu'il présente comme une recrue inexpérimentée qui mettra en place des politiques dangereuses pour la province. Les libéraux soulignent que Tim Hudak est un ancien ministre du gouvernement de Mike Harris et qu'il risque d'adopter le même genre de politiques. Cet ancien gouvernement progressiste-conservateur ontarien avait été très controversé en raison de ses compressions en santé et en éducation.

Pour donner la réplique à leurs adversaires, les libéraux tiendront dimanche un rassemblement à moins de 30 minutes de route du congrès progressiste-conservateur. Le premier ministre Dalton McGuinty sera présent.

Utiliser les nouveaux médias

Par ailleurs, les progressistes-conservateurs comptent utiliser les nouvelles technologies pour faire avancer leur campagne électorale.

Ils ont créé un jeu sur Facebook, qui permettra aux utilisateurs d'amasser des points pour chacune de leur implication dans la campagne électorale. « Quand les gens vont travailler au bureau, font des appels, font du porte-à-porte, ils gagnent des points », indique le directeur des nouveaux médias pour le parti, Joseph Lavoie.

Ceux qui amasseront le plus de points remporteront des prix, par exemple un lunch avec Tim Hudak.

Les conservateurs veulent aussi effectuer des microcampagnes de financement ciblées sur des enjeux spécifiques, à des moments stratégiques de la campagne. Par exemple, si les libéraux font une promesse électorale controversée. « Dans cinq minutes je peux créer une page. Clique ici sur ce lien pour aider Tim Hudak à arrêter Dalton McGuinty », explique M. Lavoie.

En campagne, Barack Obama a utilisé cette technique avec succès, notamment le soir du premier discours de la candidate à la vice-présidence Sarah Palin.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ontario