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Le G8 offre une aide de 40 milliards $ pour la transition démocratique arabe

Sommet du G8 à Deauville, en France
Sommet du G8 à Deauville, en France Photo: AP/Philippe Wojazer
Radio-Canada

Les dirigeants du G8, qui étaient réunis à Deauville en France, ont annoncé une aide globale de 40 milliards de dollars aux transitions démocratiques dans les pays arabes.

De cette somme, l'Égypte et la Tunisie recevront une aide financière de 20 milliards de dollars.

La Libye et la Syrie, elles, se font servir un nouvel avertissement.

La moitié de cette aide sera accordée directement par la Grande-Bretagne, les États-Unis, et l'Union européenne, le reste provenant de la Banque mondiale, de la Banque européenne d'investissement et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

L'approche européenne est d'accorder « plus d'argent, plus d'accès aux marchés et plus de mobilité » aux pays qui font des réformes démocratiques », a précisé José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.

Le G8 entend aussi collaborer avec Le Caire, qui réclame 12 milliards, et Tunis, qui chiffre ses besoins à 25 milliards, afin d'instituer un « partenariat de Deauville ».

Le Canada se limite à ses aides antérieures

Stephen Harper à Deauville (27 mai 2011)Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a maintenu sa position : Ottawa, qui a déjà augmenté ses contributions financières de plus de quatre milliards de dollars aux institutions internationales (dont le Groupe de la Banque africaine de développement) ne fournira pas d'aide directe aux pays arabes en transition démocratique.

Selon M. Harper, la contribution canadienne aux institutions internationales, comme le FMI, est suffisante à elle seule.

Sur la question de l'État palestinien, le premier ministre a appuyé la déclaration finale du sommet ayant comme référence le discours de Barack Obama. Il a toutefois refusé de se prononcer sur des éléments précis du discours, notamment les frontières de 1967, insistant sur le fait que le Canada appuierait toute déclaration équilibrée et fondée sur la paix, ainsi que la présence de deux États, « un État juif et un État palestinien démilitarisé ».

Alors que le Fonds monétaire international a laissé savoir qu'il disposait de 35 milliards pour contribuer à la stabilisation des pays arabes, trois dirigeants africains, soit l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Guinéen Alpha Condé et le Nigérien Mahamadou Issoufou, ont assisté aux discussions annuelles du G8 pour manifester leurs besoins financiers.

M. Ouattara a précisé sur les ondes d'une radio française que son pays avait besoin de 15 à 20 milliards d'euros (entre 20,9 et 28,7 milliards de dollars canadiens) pour les cinq prochaines années afin de relancer son économie et de réunir les Ivoiriens, après cinq mois de violences postélectorales.

Le départ de Kadhafi et un arrêt des violences syriennes réclamés

Les dirigeants du G8 se sont penchés sur les conflits libyen, syrien et yéménite.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi « doit partir » parce qu'il « n'assume pas sa responsabilité de protection du peuple libyen » et a perdu du coup « toute légitimité », peut-on lire dans la déclaration finale.

Nous exigeons l'arrêt immédiat de l'usage de la force contre les civils par les forces du régime libyen et nous soutenons une solution politique qui soit le reflet de la volonté du peuple libyen.

Déclaration finale du sommet de Deauville

Après une rencontre avec son homologue américain, le président français, Nicolas Sarkozy, a rappelé que la France et les États-Unis sont déterminés à terminer le travail en Libye.

Dans le dossier de la Syrie, les dirigeants du G8 ont dénoncé la répression de manifestations pacifiques et évoqué de « nouvelles mesures » si la répression se poursuivait, écartant pour l'instant une action onusienne contre Damas.

Devant la promesse de Bachar al-Assad d'engager des réformes en Syrie, le président russe Dimitri Medvedev a demandé à son homologue syrien de « passer des paroles aux actes ».

Quant au Yémen, les pays du G8 sont « de plus en plus préoccupés par [...] la crise qui agite ce pays depuis trop longtemps », pressant le président Ali Abdallah Saleh de « respecter ses engagements » afin de favoriser une transition démocratique.

Alors qu'elle éprouvait une gêne, jeudi, par rapport à la proposition du G8 d'imposer des mesures de pression et des sanctions, la Russie semble s'être alignée sur la position des autres membres du groupe.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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