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La sûreté nucléaire et l'aide au monde arabe retiennent l'attention au G8

De gauche à droite : les chefs d'État Barack Obama, Nicolas Sarkozy, Stephen Harper, Naoto Kan, Angela Merkel et David Cameron, le 26 mai 2011 à Deauville, France

De gauche à droite : les chefs d'État Barack Obama, Nicolas Sarkozy, Stephen Harper, Naoto Kan, Angela Merkel et David Cameron, le 26 mai 2011 à Deauville, France

Photo : La Presse canadienne / AP/Damien Meyer, Pool

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La première journée du sommet du G8, qui se tient à Deauville en France, a été le lieu de nombreuses discussions sur la révolution arabe et la sûreté nucléaire.

Le président français Nicolas Sarkozy accueille jusqu'à vendredi 17 chefs d'État et de gouvernement pour discuter des sujets les plus brûlants à travers le monde.

Les dirigeants des pays du G8 ont exprimé leur inquiétude face à l'impact des dettes des États sur la croissance mondiale. Malgré tout, ils se sont engagés à mobiliser des fonds pour venir en aide aux États arabes qui sont sur la voie de la démocratie.

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a refusé pour l'instant d'engager le Canada à fournir une aide directe à ces pays en transition démocratique. Il s'en remet aux banques multilatérales, responsables du développement. « En ce qui concerne l'Égypte et la Tunisie, je pense que la grande majorité de notre aide, comme pour les autres pays, sera une aide multilatérale », a-t-il affirmé lors de sa première sortie à l'étranger en tant que chef d'un gouvernement stable.

Il n'est pas question que le Canada emboîte le pas aux États-Unis et à l'Europe, qui promettent déjà des milliards en aide directe pour les États arabes. Pourtant, le président Nicolas Sarkosy en a fait l'enjeu central de ce sommet. « La réussite de la révolution tunisienne et de la révolution égyptienne est absolument centrale. C'est sans doute l'un des dossiers les plus importants de ce G8 : mobiliser une aide considérable », a-t-il déclaré.

Le président américain Barack Obama a effacé un milliard de dollars de la dette égyptienne et il a promis une aide du même montant. Le premier ministre britannique David Cameron s'est engagé à débloquer 180 millions de dollars pour aider l'Égypte et la Tunisie.

Les chefs du G8 rencontreront les gouvernements de transition de l'Égypte et de la Tunisie vendredi.

L'après-Fukushima

La nécessité d'une nouvelle réglementation sur la sûreté nucléaire s'est imposée au sommet du G8, après l'accident à la centrale de Fukushima, au Japon. Une session travail s'est déroulée à ce sujet jeudi.

Si l'Allemagne souhaite clairement se débarrasser du nucléaire, ce n'est pas le cas de la majorité des pays du G8. Toutefois, ils prônent tous une vigilance accrue et se sont engagés à renforcer la sûreté de leurs centrales.

Les pays ont aussi exprimé leur solidarité au Japon en promettant de l'aide pour reconstruire son économie et pour gérer l'après-Fukushima.

On tente de tirer des leçons de ce qui s'est passé au Japon. « Nous souhaitons nous doter d'une réglementation de très haut niveau sur la sûreté nucléaire qui s'applique à tous les pays qui souhaitent le nucléaire civil », a indiqué le président français, Nicolas Sarkozy.

Conflit israélo-palestinien

La question du conflit israélo-palestinien sera aussi abordée par les chefs d'État et de gouvernement. Les discussions auront comme toile de fond la proposition du président américain Barack Obama pour relancer le processus de paix.

Les frontières d'Israël et d'un futur État palestinien devraient être fondées sur celles de 1967, et la Palestine indépendante ne devrait pas être militarisée, a récemment déclaré Obama, dans un discours sur le Moyen-Orient.

Stephen Harper et sa conjointe Laureen à leur arrivée au sommet du G8
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Stephen Harper et sa conjointe Laureen à leur arrivée au sommet du G8

Photo : AFP / Eric Feferberg

Stephen Harper essaie déjà de minimiser toute dissension. « C'est nécessaire de regarder tout ce qu'il a dit. C'est une position que le Canada peut appuyer. »

La course à la succession au FMI

Des conversations en coulisse ont également porté sur la succession à la tête du Fonds monétaire international.

« De ce que j'ai recueilli comme échos, tout le monde pense que Christine Lagarde est une femme de très grande qualité. En tous cas, ils pensaient que si jamais quelqu'un la désignait, elle ferait une bonne directrice générale. Mais attendons, c'est une longue marche », a souligné M. Sarkozy.

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