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L'OCDE crée l'indice Vivre mieux

Vue de l'autoroute 80 à Berkeley, aux États-Unis, en novembre 2008.

Vue de l'autoroute 80 à Berkeley, aux États-Unis, en novembre 2008.

Photo : AFP / Justin Sullivan/Getty Images

Radio-Canada

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dévoilé, mardi, une nouvelle méthode pour évaluer la qualité de vie dans chacun de ses 34 pays membres.

L'indice Vivre mieux (IVM) est une tentative pour calculer les progrès d'une population sans se fier exclusivement à des données économiques, a expliqué à Paris le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, dans le cadre des célébrations entourant le 50e anniversaire de l'organisation.

L'OCDE précise que ce nouvel indicateur est « la première concrétisation » de la commission présidée par le Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz. Dans son rapport, remis en 2009, le groupe recommandait plusieurs pistes pour compenser les carences du PIB et évaluer de manière plus réaliste la croissance économique.

L'IVM comporte 11 sous-indices : le logement, le revenu, le travail, les liens sociaux, l'éducation, l'environnement, la gouvernance, la santé, la satisfaction générale, la sécurité ainsi que l'équilibre entre la famille et le travail.

L'OCDE a voulu « s'intéresser plus précisément aux gens en mesurant ce qui compte pour eux », a déclaré la directrice des statistiques pour l'organisme, Martine Durand. Il ne s'agit pas, par exemple, de calculer les dépenses de santé effectuées par un gouvernement, mais d'évaluer l'efficacité d'un système de soins dans tel ou tel pays », a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, le nouvel indice comporte un site web qui permet de comparer la performance des 34 pays membres de l'OCDE dans différentes sphères sociales. L'organisme souhaite aussi connaître les priorités des gens par sexe, âge et pays en matière de qualité de vie.

Le Canada et l'Australie sont en tête du classement dans plusieurs domaines alors que la Turquie obtient des notes plus faibles.

Prochainement, l'OCDE espère étendre l'IVM, qui doit encore être affiné au cours des prochains mois, à d'autres pays, en premier lieu des pays émergents comme le Brésil.

La « course aux indicateurs »

Le chercheur Sylvain Zini, du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation à l'Université du Québec à Montréal, mentionne que l'OCDE n'est pas la seule organisation à présenter un tel indicateur.

« Depuis les années 1990, toutes les institutions cherchent à développer des indicateurs originaux pour représenter le monde, surtout dans le domaine économique et social », ajoute-t-il. M. Zini cite les initiatives dans ce domaine de la Banque mondiale, du Forum monétaire international ou encore de chercheurs universitaires.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

Économie