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Bilan positif de la pêche au crabe

Pêche au crabe

Pêche au crabe (archives).

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Contre toute attente, la pêche au crabe des neiges a été plutôt bonne ce printemps dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

« Pour la majeure partie des pêcheurs, les captures ont été assez bonnes », indique Joël Gionet, président de l'Association des crabiers acadiens.

« Cette année, je dirais que c'est un bilan positif. Je n'ai pas eu de misère à prendre mon contingent de crabes », affirme Jimmy Lanteigne, capitaine d'un bateau de pêche.

Cependant, certains pêcheurs qui préfèrent garder l'anonymat affirment qu'ils ont eu plus de difficulté que d'habitude à capturer la quantité de crabes des neiges à laquelle ils avaient droit. Dans ce cas, des pêcheurs font preuve de solidarité et d'entraide.

« Par exemple, un pêcheur, il lui reste 3000 ou 4000 livres à prendre. Il rentre avec une dizaine de milliers de livres. Il va transférer les 5000 qu'il a de surplus à un autre pêcheur », explique Michel Collins, gérant de l'usine Ichiboshi.

Quant à la difficulté éprouvée par certains pêcheurs pour capturer leur crabe, Joël Gionet explique que la pêche s'est déroulée différemment cette année. Des pêcheurs ont dû déplacer leurs casiers beaucoup plus souvent pour capturer suffisamment de crabes. Certains avaient l'habitude de pêcher à des endroits précis, mais le crabe ne s'y trouvait pas.

« Il y a des endroits où il y a eu beaucoup de concentration de crabes, et il y a d'autres endroits où il y en avait beaucoup moins », souligne Jimmy Lanteigne.

Le quota remis en question

Certains pêcheurs disent que le ministère des Pêches et des Océans a eu raison de limiter le quota cette année, mais Joël Gionet ne partage pas cet avis. Selon lui, environ 6000 tonnes de crabe des neiges supplémentaires auraient pu être pêchées cette année.

« On n'a jamais dit qu'il y avait un trop-plein de crabes. Tout ce qu'on dit, c'est que Pêches et Océans sous-estime la biomasse commerciale disponible », affirme M. Gionet.

Certains pêcheurs, dont Jimmy Lanteigne, ont remarqué un plus grand nombre de vieux crabes que d'habitude. Selon Joël Gionet, ce crabe aurait dû être pêché dans le passé. « On n'a pas été assez agressif. On aurait dû peut-être pêcher plus », dit-il.

Une hausse des prix cette année a en quelque sorte équilibré la baisse du quota. Le prix offert aux pêcheurs variait de 3,25 $ la livre à 3,50 $ environ.

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