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Obama entame sa tournée européenne

Barack et Michelle Obama, arrivés en Irlande, descendent d'Air Force One.

Barack et Michelle Obama, arrivés en Irlande, descendent d'Air Force One.

Photo : AFP / Jewel Samad

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président américain Barack Obama a atterri lundi matin en sol irlandais, première escale d'une tournée d'une semaine en Europe qui le mènera au Royaume-Uni puis en France, pour le sommet du G8.

Le clou de la visite du président américain en Irlande sera son passage dans le village de Moneygall, d'où l'un de ses ancêtres est originaire. Son arrière-arrière-grand-père, Falmouth Kearny, a vécu dans ce village jusqu'à 19 ans avant d'immigrer aux États-Unis en 1850, chassé par la famine qui sévissait à l'époque en Irlande.

Obama doit s'entretenir au cours de sa visite de 24 heures avec son homologue Mary McAlleese, ainsi qu'avec le premier ministre Enda Kenny, alors que l'Irlande traverse une importante crise économique. En fin de journée, Barack Obama prononcera un discours sur les marches de la Banque d'Irlande.

La tournée se poursuit ensuite mardi par une visite d'État à Londres. Barack Obama et sa femme, en tant qu'invités de la reine, résideront au Palais de Buckingham pour l'occasion. Le président américain doit s'entretenir avec le premier ministre britannique David Cameron, notamment au sujet de l'intervention de l'OTAN en Libye.

M. Obama devra aussi prononcer un discours devant les deux chambres du Parlement anglais à Westminster Hall, un privilège normalement réservé aux monarques britanniques.

Le G8 de Deauville

Le président américain se rend jeudi en France, à Deauville, où sont attendus les dirigeants des pays du G8. Plusieurs sujets concernant le Proche-Orient et les révolutions arabes doivent être abordés au cours de la réunion au sommet, à commencer par la question palestinienne.

Les dirigeants compareront leurs propositions pour trouver une solution au blocage du processus de paix israélo-palestinien.

Le président américain a pris récemment position pour un État palestinien basé sur les lignes de démarcation de 1967, qui comprendrait des échanges de territoires « sur lesquels les deux parties seraient d'accord ».

Américains, Européens et Russes doivent aussi parler de la guerre en Libye qui s'étire. La question syrienne est aussi au programme. Les États-Unis misent désormais ouvertement sur le départ de Bachar Al-Assad, à court ou moyen terme, mais les Européens semblent plus hésitants, bien qu'ils viennent d'allonger la liste des personnes ciblées par leurs sanctions, en y ajoutant le nom du président syrien.

Le G8 doit aussi s'entendre sur une aide financière à la Tunisie et à l'Égypte, afin de les aider à parachever leur transition vers un régime démocratique.

La présence des forces internationales en Afghanistan, le poste de direction ouvert au Fonds monétaire internationale, le programme nucléaire iranien et la question des normes de sécurité des centrales nucléaires, après l'incident de Fukushima, sont également prévus à l'ordre du jour du G8 de Deauville.

Par ailleurs, pour la première fois, les dirigeants du G8 discuteront d'Internet. Paris parle beaucoup depuis quelque temps de la nécessité de mettre en place un réseau Internet « civilisé », mais cette visée agace les États-Unis, opposés à toute tentative de contrôle du web.

La tournée d'Obama en Europe prendra fin vendredi, en Pologne, où il sera question de l'implantation d'un bouclier antimissile européen qui serait en partie installé en sol polonais.

La visite européenne du président américain est placée sous très haute sécurité, trois semaines après la mort de Ben Laden au Pakistan, que les talibans ont promis de venger.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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