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Obama précise son idée d'un État palestinien et attaque le Hezbollah

Obama s'adressant aux représentants du Comité États-Unis-Israël pour les Affaires Publiques

Obama s'adressant aux représentants du Comité États-Unis-Israël pour les Affaires Publiques

Photo : AFP / Mandel Ngan

Radio-Canada

Le président américain Barack Obama a de nouveau prôné dimanche la création d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967, soulignant que des échanges de territoires redessineraient le tracé issu de la guerre des Six Jours.

« Ma définition signifie que les parties elles-mêmes, les Israéliens et les Palestiniens, négocieront des frontières différentes de celles du 4 juin 1967. C'est ce que veut dire un échange de territoires mutuellement acceptés. C'est une formule bien connue de tous ceux qui ont travaillé sur cette question depuis une génération », a-t-il expliqué lors d'un discours devant le Comité États-Unis-Israël pour les affaires publiques (AIPAC).

Selon le président, les lignes de l'État palestinien devraient tenir compte des « nouvelles réalités démographiques sur le terrain et des besoins des deux parties ».

Il y a trois jours, le chef de la Maison-Blanche avait pris position pour la première fois pour un État palestinien basé sur les lignes de démarcation de 1967, « avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d'accord ». Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou avait rejeté cette idée du revers de la main.

Chaudement applaudi par les représentants du principal lobby pro-israélien des États-Unis, Barack Obama a assuré l'engagement de son pays à protéger Israël. Il a laissé entendre qu'il s'opposerait avec vigueur à toute résolution présentée à l'assemblée générale de l'ONU qui prévoirait la reconnaissance d'un État palestinien.

Il a ajouté que Washington apporterait une aide militaire plus importante à Israël qu'à un pays tiers et soutiendrait la « supériorité » de l'armée israélienne sur les forces de ses adversaires potentiels dans la région.

Le président américain a par ailleurs appelé le Hamas à « reconnaître le droit d'Israël à exister », à « rejeter la violence et à adhérer à tous les accords existants ». Selon lui, l'accord récent entre le Fatah et le Hamas pose un énorme obstacle à la paix, car on ne peut demander à Israël de négocier avec une organisation, le Hamas, qui souhaite sa destruction.

Nétanyahou « apprécie » l'appel à la paix lancé par Obama

Peu après le discours de Barack Obama, Benjamin Nétanyahou a affirmé qu'il appréciait l'appel à la paix au Proche-Orient lancé par le président américain.

« Je suis en accord avec le désir du président d'encourager la paix et j'apprécie ses efforts passés et actuels pour parvenir à cet objectif », a dit le premier ministre israélien, visant apparemment à désamorcer une mésentente croissante avec le président américain sur le dossier israélo-palestinien.

De son côté, le Hamas a rejeté une nouvelle fois l'appel lancé par le président Obama pour une reconnaissance d'Israël.

« Le Hamas estime que l'administration américaine a échoué dans le passé et échouera toujours dans ses tentatives de convaincre le Hamas de reconnaître l'occupation » israélienne, a affirmé Sami Abou Zouhri, un porte-parole du Hamas.

« L'administration américaine soutient totalement l'occupation au détriment des aspirations du peuple palestinien à créer un État », a-t-il ajouté.

Le Hezbollah accusé d'« assassinat politique »

Dans son discours, le président Obama a aussi pointé l'Iran, l'accusant de soutenir le terrorisme dans la région, et le Hezbollah chiite libanais, considéré par Washington comme une organisation terroriste.

« Nous continuerons à empêcher ces actions, et nous nous dresserons contre des groupes tels que le Hezbollah, qui pratique l'assassinat politique et cherche à imposer sa volonté à coups de roquettes et de voitures piégées », a déclaré Barack Obama.

Soutenu par la Syrie et l'Iran, le mouvement chiite Hezbollah s'attend à être montré du doigt par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri. Il tente de le discréditer, et a provoqué la chute du gouvernement de Saad Hariri, le 12 janvier dernier, en exigeant que l'ex-premier ministre désavoue le TSL.

Le 25 janvier, le candidat soutenu par le Hezbollah, Najib Mikati, a été désigné premier ministre par le président libanais Michel Sleimane.

7 juin 2011 - Lisez une mise au point de Radio-Canada au sujet du reportage de notre correspondante Joyce Napier.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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