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Le FMI acceptera les candidatures à la succession de Strauss-Kahn dès lundi

Dominique Strauss-Kahn lors d'une allocution à Washington, en février 2011.

Dominique Strauss-Kahn lors d'une allocution à Washington, en février 2011.

Photo : Mandel Ngan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Fonds monétaire international (FMI) ouvrira lundi la période de mise en candidature pour le poste de directeur général. Les noms des successeurs potentiels au poste de Dominique Strauss-Kahn pourront être soumis jusqu'au 10 juin.

Le FMI se donne comme objectif de désigner son nouveau numéro un d'ici au 30 juin. La chaise de directeur du FMI est vide depuis jeudi, lorsque Dominique Strauss-Kahn, inculpé d'agression sexuelle à New York, a remis sa démission.

La direction du Fonds est assumée temporairement par le numéro deux de l'institution, l'Américain John Lipsky, qui avait lui-même remis sa démission le 12 mai dernier, soit deux jours avant l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn. La démission du directeur adjoint ne prenait toutefois pas effet dans l'immédiat. M. Strauss-Kahn lui avait demandé de rester comme conseiller spécial du Fonds jusqu'au sommet du G20 prévu en novembre, alors que des rumeurs couraient sur la possible démission de M. Strauss-Kahn lui-même, qui était pressenti comme candidat à la prochaine élection présidentielle en France.

À qui ira le poste?

Depuis sa création, en 1946, les Européens ont toujours obtenu le poste de direction de l'organisation internationale, avec l'assentiment des États-Unis, qui prennent la présidence de la Banque mondiale, selon un accord tacite « post-Deuxième Guerre mondiale » entre les puissances.

Les pays européens ont l'habitude de se concerter sur la nomination d'un candidat qui est ensuite présenté à Washington avant d'être lancé dans la course. Selon les sources de l'Agence France-Presse, l'Union européenne serait sur le point de se mettre d'accord sur le nom de la ministre française de l'Économie, Christine Lagarde.

Par ailleurs, il a été évoqué que la direction du Fonds pourrait cette fois être accordée à un représentant des pays émergents. En 2007, le FMI avait fait part d'une volonté d'obtenir une plus grande diversité de candidature, sans préférence géographique, après la démission de l'Espagnol Rodrigo Rato. Finalement, le Français Dominique Strauss-Kahn avait été élu.

Selon l'Agence France-Presse, l'Europe semble sur la bonne voie pour conserver le poste, puisque les pays émergents n'affichaient vendredi aucune entente entre eux sur la sélection d'un candidat.

Quelques noms ont été évoqués :

  • Josef Ackerman, président du directoire de la Deutsche Bank;
  • Agustin Carstens, gouverneur de la Banque du Mexique et ancien directeur général adjoint du FMI;
  • Kemal Dervis, ancien ministre turc des Finances et ancien directeur du programme des Nations unies pour le développement;
  • Arminio Fraga, ancien président de la banque centrale brésilienne et ancien directeur général de Soros Fund Management;
  • Christine Lagarde, ministre française de l'Économie, des Finances et de l'Industrie;
  • Trevor Manuel, ancien ministre sud-africain des Finances;
  • Thomas Mirow, président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement;
  • Axel Weber, ancien patron de la banque centrale allemande, la Bundesbank.

Pour sa part, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, à l'instar de plusieurs observateurs, estimait mercredi que le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, serait « formidable » pour succéder à Dominique Strauss-Kahn en tant que directeur général du FMI.

Le processus de sélection

Le conseil d'administration du FMI est composé de représentants de 24 pays et groupes de pays. Les candidatures à la direction seront transmises soit par ces représentants, soit par les gouverneurs du FMI, qui sont les ministres des Finances ou les dirigeants de la banque centrale des différents pays.

Si trois candidatures ou moins sont présentées, elles seront révélées à la clôture du processus, le 10 juin. S'il y a plus de trois candidatures, alors elles demeureront secrètes le temps que l'institution les réduise à trois candidatures, par consensus, ou à défaut, par vote. Les candidats restants seront ensuite entendus par le conseil d'administration du FMI, qui tentera à nouveau d'obtenir un consensus pour choisir ultimement le directeur de l'organisation.

Le FMI estime que le poste de directeur général requiert certaines qualités :

  • Disposer d'une expérience éminente dans la conception de la politique économique à des niveaux élevés;
  • Posséder des compétences de dirigeant et la diplomatie nécessaires pour être à la tête d'une institution mondiale;
  • Avoir une compréhension prouvée du Fonds et des défis auxquels sont confrontés dans leur diversité ses États membres dans le monde;
  • Faire preuve d'une capacité démontrée à être objectif/ve et impartial(e);
  • Être un communicateur efficace.
Avec les informations de Agence France-Presse

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