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Les montages anglophones des radios dans la mire du CRTC

Studio de radio
Studio de radio Photo: Istockphoto
Radio-Canada

La question du contenu anglophone des stations de radio du Québec a été au coeur des audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) cette semaine.

Les montages musicaux qui regroupent plusieurs extraits de chansons anglophones et indisposent l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) ont tout particulièrement retenu l'attention.

L'ADISQ a déposé une plainte contre 11 stations de radio québécoise, dont les populaires NRJ et CKOI. Elle demande au CRTC de resserrer les règles en matière de montages sonores, « une pratique qui a pour effet de réduire drastiquement la place de la musique francophone à la radio », selon elle.

Ça réduit dans certains cas de moitié la présence réelle de la chanson francophone.

Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ

Alors que le quota minimal pour les chansons francophones est fixé à 65 % du contenu diffusé, l'ADISQ estime que le recours aux montages sonores de chansons anglophones contrevient aux règles. C'est que selon les modes de calculs fixés par le CRTC, un montage ne compte que pour une chanson. Or, ils peuvent durer très longtemps. « Dans certains cas, on parle de 55 minutes de chansons anglophones comptées comme une chanson », explique Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ.

Pour les radiodiffuseurs, le problème est ailleurs. Bien qu'ils considèrent respecter les règles, puisque le CRTC permet l'usage de montages, ils estiment qu'au-delà de cette question, il est temps de revoir la pertinence des quotas. Avec l'attrait pour la musique anglaise et l'omniprésence des lecteurs numériques, le contexte exige une nouvelle approche, selon les radiodiffuseurs.

« Je pense qu'éventuellement, il va falloir se connecter avec la réalité des jeunes. Sinon [ils] vont aller là où ça leur convient, et là où ils peuvent combler leurs attentes, ce qu'on est incapable de faire actuellement », résume Raynald Brière, le président de RNC médias, un joueur de taille moyenne dans l'industrie visé par la plainte de l'ADISQ.

Le CRTC ne s'est pas encore prononcé sur la question des montages. Il pourrait mettre quelques mois avant de rendre sa décision.

D'après le reportage de Madeleine Blais-Morin

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