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La femme de Moubarak remettra une partie de sa fortune

Suzanne Moubarak à Tunis, en 2010.

Suzanne Moubarak à Tunis, en 2010.

Photo : AFP / FETHI BELAID

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Suzanne Thabet, femme du président égyptien déchu Hosni Moubarak, a autorisé le chef de l'Autorité des gains illicites à retirer l'argent de comptes de banques à son nom, en plus de vendre une villa lui appartenant, rapporte l'agence de presse Mena. Ses avoirs seront remis à l'État.

Cette annonce de l'ex-première dame égyptienne survient moins de trois jours après son hospitalisation pour une attaque cardiaque. Mme Moubarak s'est évanouie vendredi et s'est plainte de douleurs au coeur, après qu'on l'eut informée qu'elle serait placée en détention préventive durant 15 jours renouvelables dans le cadre d'une enquête sur sa fortune et celle de son mari.

La femme de 70 ans est accusée de s'être illégalement enrichie en abusant de la position de son mari.

La fortune de la famille Moubarak est évaluée à plusieurs milliards de dollars par certains médias, ce qui a alimenté la colère des manifestants, plus tôt cette année, dans un pays où 40 % de la population vit avec moins de 2 $ par jour.

Depuis son malaise, Mme Moubarak est toujours en observation à l'hôpital de Charm el-Cheikh. Selon le directeur de l'établissement, cité par l'AFP, un cathéter cardiaque devait lui être posé.

Rappelons qu'Hosni Moubarak, 83 ans, a aussi connu des problèmes de santé similaires. Il a lui aussi été hospitalisé, à la mi-avril, à la suite d'un malaise cardiaque durant un interrogatoire. Cela n'a pas empêché la justice égyptienne de le placer en détention à l'hôpital de Charm el-Cheikh, prolongée vendredi dernier pour 15 jours.

Chassé du pouvoir par une révolte populaire il y a trois mois, l'ex-président égyptien, au pouvoir de 1980 à 2011, est accusé de corruption. Il fait aussi l'objet d'une enquête sur la mort de manifestants lors du soulèvement de janvier et février qui a mené à sa chute. Environ 800 civils ont été tués et plus de 6000 personnes ont été blessées.

Les autorités ont indiqué que l'état de santé de M. Moubarak et de sa conjointe déterminera le moment de leur transfert de prison.

Les fils du président déchu, Gamal et Alaa Moubarak, font également l'objet d'enquêtes pour corruption et répression des manifestations et sont incarcérés au Caire. Les trois hommes et leurs épouses ont vu leurs comptes bancaires gelés à la fin du mois de février. Les autorités leur ont également interdit de quitter le pays.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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