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Le financement de Bixi provoque une tempête politique

Une station Bixi à Montréal

Bixis

Photo : Luc Lavigne

Radio-Canada

Le parti Vision Montréal s'est insurgé, vendredi, contre la décision de l'administration Tremblay d'éponger la dette de 37 millions de dollars du service de vélos en libre-service Bixi. La Ville doit présenter lundi au conseil municipal une proposition en ce sens.

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, ne remet pas en cause la pertinence de Bixi, mais elle considère que le maire Tremblay est en train de transformer un beau projet en véritable gâchis financier.

Comme Projet Montréal, elle accuse la Ville de manquer de transparence dans sa gestion du service Bixi, notamment en ce qui a trait à son déficit d'opération. Selon elle, les Montréalais n'ont pas non plus à financer à coup de dizaines de millions de dollars l'exportation du service dans d'autres villes du monde.

« Ce que le maire Tremblay, qui se vantait du rayonnement du Bixi sur la scène internationale, a délibérément omis de dire aux contribuables montréalais, c'est que c'était eux qui allaient payer le prix de ses improvisations comptables et de l'exportation de Bixi sur les marchés étrangers », affirme Mme Harel.

L'administration Tremblay se défend en disant que la somme qui servira à éponger la dette de Bixi proviendra de surplus et qu'il est normal que le service mette du temps avant de devenir rentable.

Le parti du maire promet néanmoins une gestion un peu plus ouverte. Désormais, les élus auront accès à une mise à jour des finances de Bixi tous les trois mois. Mais pas question de sacrifier le service, promet le président du comité exécutif, Michael Applebaum. « On ne va jamais laisser Bixi mourir. On parle de 450 emplois », fait-il valoir.

Avec 40 000 utilisateurs, Bixi semble victime de son succès. Non seulement le service exige du financement additionnel, mais les usagers en font également les frais. Plusieurs se plaignent qu'il est souvent difficile de rapporter ou d'emprunter un vélo, les stations étant soit vides, soit pleines. Bixi a promis de corriger la situation d'ici quelques jours.

D'après un reportage de Bruno Coulombe

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