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  • Exclusif
  • Toronto : l'idée de la cohabitation pour une école française fait son chemin

    West Toronto Collegiate Institute

    West Toronto Collegiate Institute

    Radio-Canada

    Radio-Canada a appris que deux conseils scolaires francophones pourraient partager l'école West Toronto Collegiate Institute.

    Les pourparlers se poursuivent entre le Conseil scolaire Viamonde et le Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud (CSDCCS) pour évaluer si cette option est viable. Les deux conseils scolaires ont manifesté leur intérêt pour acquérir cette école depuis qu'elle a été déclarée excédentaire par le conseil scolaire public anglais de Toronto.

    Le directeur de l'éducation au CSDCCS, Réjean Sirois, affirme qu'il s'agit d'une option réaliste, qui doit toutefois être étudiée davantage : « On va essayer de trouver des solutions pour arriver à ce que l'unicité du conseil et notre caractère spécifique, notre caractère catholique soit respecté dans cette démarche. »

    Réjean Sirois espère qu'une décision sera prise d'ici la fin de l'année scolaire.

    La directrice de l'éducation au Conseil scolaire Viamonde, Gyslaine Hunter-Perreault, mentionne que le partage d'installations scolaires est sensé au niveau économique et qu'il permettrait d'enrichir les programmes offerts aux élèves du secondaire.

    Mais aucune décision officielle n'a encore été prise.

    En vertu de la Loi sur l'éducation, le conseil Viamonde est au premier rang dans l'ordre établi pour réclamer l'école excédentaire, mais il ne dispose pas des fonds pour présenter une offre rapidement. Le CSDCCS, qui dispose des fonds, est au troisième rang, derrière le conseil scolaire catholique anglais de Toronto.

    La possibilité que le West Toronto Collegiate Institute devienne une école française aiderait à atténuer un manque criant d'écoles secondaires francophones qui touche les élèves de Toronto.

    Des parents veulent une solution commune

    Des parents d'enfants qui fréquentent des écoles publiques et catholiques françaises à Toronto se sont d'ailleurs réunis jeudi pour élaborer une stratégie commune pour régler le problème du manque d'espace dans les écoles francophones à Toronto.

    Selon Gisèle Rousseau, membre du comité de parents de l'École George-Étienne-Cartier pour une école secondaire, il s'agit d'une approche nécessaire. Elle explique qu'il ne faut pas être davantage en minorité dans une communauté minoritaire : « Avant tout, nous voulons que nos enfants aient droit à une éducation en français. »

    Selon Hélène Cyr, dont les enfants fréquentent le conseil public, l'unité des parents doit se refléter chez les dirigeants des conseils scolaires.

    [Les parents] veulent des bonnes écoles en français qui soient à une distance raisonnable d'où ils demeurent [...], j'espère que les deux conseils peuvent travailler ensemble pour faire ça.

    Hélène Cyr

    Le groupe croit maintenant que c'est à la ministre de l'Éducation Leona Dombrowsky d'intervenir.

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