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Un homme combatif

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.


Celui qui était l'âme du Nouveau Parti démocratique depuis 2003 a succombé au cancer dans la nuit du 21 au 22 août 2011.

Avant sa mort, il a préparé une lettre à l'intention de tous les Canadiens. Vous pouvez la lire ici.

Mes amis, l'amour est cent fois meilleur que la haine. L'espoir est meilleur que la peur. L'optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde

Une citation de :Extrait de la lettre laissée aux Canadiens par Jack Layton

Après avoir fait accéder ses troupes au rang d'opposition officielle, à l'issue du scrutin fédéral (Nouvelle fenêtre) de mai dernier, le chef néo-démocrate, Jack Layton, avait dû mener un combat personnel contre un nouveau cancer.

Le politicien de 61 ans en avait fait l'annonce en juillet 2011. Il souhaitait quitter temporairement la direction de son parti pour se consacrer à sa guérison. Il avait indiqué que ce cancer, décelé récemment par ses médecins, n'était pas une récidive de son cancer de la prostate.

C'est la députée de Hull-Aymer, Nycole Turmel, qui a été choisie par le parti pour tenir le fort pendant l'absence du chef.

Chef de l'opposition officielle

Jack Layton a réussi à devenir chef de l'opposition officielle après une dizaine d'années à la tête du Nouveau Parti démocratique.

Jouant la carte du « bon gars » et de l'honnêteté, à la défense des plus démunis, un perpétuel sourire aux lèvres, Jack Layton se voulait près des préoccupations de la population. L'homme donnait également l'image du bon vivant. On l'a souvent vu rire à gorge déployée, et il ne cachait pas qu'il aimait la fête et le bon vin.

Préoccupé par l'environnement et par les conditions dans lesquelles vivent les Canadiens, Jack Layton militait résolument à gauche, mettant les mesures sociales au centre de ses propositions.

Le chef néo-démocrate est ainsi parvenu à être à la fois un politicien combatif et un homme du peuple.

Jack Layton, chef du NPDAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

©Radio-Canada/Christian Côté | Jack Layton, chef du NPD

Photo : Radio-Canada/Christian Côté

En bref

  • Né à Montréal, le 18 juillet 1950. A grandi à Hudson, à l'ouest de la métropole.
  • Issu d'une famille de politiciens. Son grand-père, Gilbert, était ministre dans le Cabinet de Maurice Duplessis et son père, Robert, ministre responsable des mines dans le gouvernement conservateur de Brian Mulroney. Son arrière-grand-père, Philip Layton, a aussi fait sa marque comme militant en forçant Ottawa, en 1935, à mettre sur pied un programme de pensions pour les aveugles.
  • Il a fait des études de sciences politiques à l'Université McGill de Montréal et à l'Université York, à Toronto; il est titulaire d'un doctorat de cette université.
  • Successivement professeur à l'Université Ryerson, conseiller municipal à Toronto et président de la Fédération canadienne des municipalités. Il est aussi fondateur, en 1991, d'une firme privée consacrée à l'élaboration de politiques de développement durable, le Green Catalyst Group.
  • Il succède à Alexa McDonough à la tête du Nouveau Parti démocratique (NPD) en janvier 2003.
  • Il devient chef de l'opposition officielle à l'élection du 2 mai 2011.
  • Il s'est marié avec une ancienne conseillère municipale de Toronto, Olivia Chow, qui est maintenant députée fédérale néo-démocrate de Trinity-Spadina. Il a eu deux enfants d'un précédent mariage : Sarah et Michael.
  • Anglophone, il parlait aussi le français et possédait quelques notions de cantonais, langue d'origine de sa conjointe.
  • En février 2010, il avait annoncé être atteint d'un cancer de la prostate. Même s'il devait suivre des traitements pour combattre cette maladie, le chef néo-démocrate s'était montré déterminé à rester à la tête du parti. Les derniers tests médicaux auxquels il s'était soumis indiquaient alors que les traces de cancer avaient été pratiquement réduites à zéro.
  • En mars 2011, il avait subi avec succès une intervention chirurgicale à la hanche dans un hôpital de Toronto, en raison d'une légère fracture qui l'obligeait à se déplacer avec des béquilles.
  • En juillet 2011, il s'est retiré de la vie politique pour combattre un nouveau cancer. Il souhaitait reprendre ses fonctions à l'automne.
  • Il s'est éteint chez lui, le 22 août 2011, à 4h45, entouré de ses proches.

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