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La controverse à l'Université de Moncton prend de l'ampleur

Université de Moncton
Le pavillon Léopold-Taillon de l'Université de Moncton (archives).
Radio-Canada

Un candidat défait à un poste de direction à l'Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, affirme que le processus de sélection était entaché de partialité.

Deux lettres ont été envoyées aux médias tard lundi soir au sujet du processus qui a mené à la nomination de Marie-Linda Lord au nouveau poste de vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales.

Dans la première lettre, l'un des trois candidats à ce poste, le professeur de droit Serge Rousselle, critique fortement le rôle joué par le recteur Yvon Fontaine dans cette affaire.

Serge Rousselle souligne que le recteur est le seul des sept membres du comité de sélection qui a voté pour Mme Lord, et ce, lors de deux votes. Le premier vote devait servir à choisir un gagnant, en l'occurrence Yvon Dandurand, d'une université de Colombie-Britannique, et l'autre vote devait déterminer un deuxième choix, soit Serge Rousselle.

Une autre source confirme ces informations.

Le comité d'équité à l'emploi a cependant opté pour Marie-Linda Lord. Cette recommandation a été finalement retenue par le conseil des gouverneurs.

Or, selon une ancienne présidente du syndicat des professeurs, Michèle Caron, l'Université de Moncton a toujours limité les pouvoirs du comité d'équité « à un pouvoir d'examen d'une décision et, à la rigueur, de dire aux gens du comité : "Recommencez ou justifiez mieux." Mais le comité d'équité n'a jamais eu de pouvoir de recommander une candidature », affirme Mme Caron.

La direction de l'Université de Moncton soutient pour sa part que le processus d'embauche a respecté toutes les règles du début à la fin. Elle ajoute que le comité d'équité a conclu que le candidat préféré n'était pas clairement plus compétent que Marie-Linda Lord.

« Tout le processus selon moi a été bien suivi. Je suis satisfait que les membres du conseil des gouverneurs aient reçu les informations requises. Le recteur a fait son travail, et en l'occurrence, en principe, Mme Lord va bientôt commencer ses fonctions », affirme André Richard, président du conseil des gouverneurs de l'Université de Moncton.

Serge Rousselle demande au conseil des gouverneurs de nommer un commissaire indépendant pour faire une enquête.

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