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Recours collectif contre l'hôpital du Suroît de Valleyfield pour mauvais traitements

Une infirmière et sa patiente

Une infirmière et sa patiente

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Cour d'appel du Québec a autorisé, mardi, un recours collectif contre le Centre hospitalier régional du Suroît de Valleyfield qui aurait appliqué des mesures extrêmes d'isolement et de contention pendant de longues périodes.

Les requérants sont une ancienne patiente, Lise Brouard, et le Collectif de défense des droits de la Montérégie.

Isolement, immobilisation de force, mise à nue, installation d'une contention fixée à un lit d'hôpital, injection provoquant la perte de conscience, Lise Brouard affirme avoir tout connu lors de son séjour à l'hôpital, en 2005. Elle aurait même été enfermée plusieurs heures sans boire ni recevoir de soins.

Tu te sens comme incarcérée, tu ne peux téléphoner à personne, donc impossible d'avoir de la visite. [...] Être attachée, là, c'est quelque chose.

Une citation de : Lise Brouard

Mme Brouard dit avoir été victime du code 2222, un protocole qui aurait été appliqué dès que des patients psychiatriques de l'urgence élevaient la voix ou manifestaient de l'agitation. Selon des données de l'hôpital, jusqu'à 240 personnes auraient été soumises à ces traitements.

Maître Jean-Pierre Ménard (archives)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maître Jean-Pierre Ménard (archives)

« On appliquait [le protocole] sans nécessité dans beaucoup de cas. Autrement dit, les gens n'étaient pas en train de se blesser ou de blesser autrui », affirme Me Jean-Pierre Ménard, qui dénonce une culture organisationnelle déplorable.

Selon lui, les victimes devraient recevoir 35 000 $ chacune d'indemnisations, et les auteurs de ces pratiques devraient être sanctionnés.

Le Protecteur des citoyens a déjà condamné cette situation en vain.

D'après un reportage de Léo Kalinda

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