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Le plafonnement du prix de l'essence à l'étude à l'Assemblée nationale

Pompe à essence
(archives) Photo: AFP / David Paul Morris/Getty Images
Radio-Canada

La grogne des automobilistes a des échos jusqu'à l'Assemblée nationale, où le ministère des Ressources naturelles analyse une proposition de l'Association québécoise des indépendants du pétrole (AQUIP) de plafonner le prix de l'essence.

Le député péquiste François Rebello a interpellé le gouvernement mardi sur le fait que l'augmentation du litre du carburant coûtera près de 1000 $ supplémentaires cette année à chaque famille québécoise.

Il a notamment évoqué les exemples du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard, où l'essence coûte moins cher, soit jusqu'à 10 ou 12 cents de moins le litre.

« Dans ces deux cas, le gouvernement fixe un prix maximum. Ici, que fait le gouvernement? Il ne fait rien. [...] Pourquoi? », a-t-il demandé, ajoutant que l'Union des consommateurs, ainsi que l'AQUIP, souhaitent contrôler les prix.

Est-ce qu'on peut s'asseoir ensemble, les représentants des deux côtés de la Chambre, et étudier tous les moyens possibles pour réduire le plus possible le prix de l'essence?

François Rebello, député du Parti québécois

Recommandation à l'étude

De son côté, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, reconnaît que « l'augmentation fulgurante des prix de l'essence est une source de très grande frustration pour les consommateurs ».

Elle a précisé avoir rencontré les représentants de l'AQUIP et que leurs recommandations étaient à l'étude. Elle soutient toutefois que la prudence est de mise quant aux gestes que le gouvernement « pourrait éventuellement poser, parce que le marché de l'essence est un libre marché qui répond à un certain nombre d'aléas » et que l'État ne peut pas contrôler.

Prix de l'essence à Montréal

Il existe déjà un prix plancher fixé par la Régie de l'énergie, mais l'AQUIP réclame une modification législative pour encadrer également le prix maximal.

« Il n'y aurait plus de guerres de prix qui pourraient étouffer les détaillants indépendants, des guerres malsaines si on veut », a expliqué la présidente de l'AQUIP, Sonia Marcotte, dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne.

La proposition législative de l'AQUIP suggère « l'établissement d'un prix maximum qui interdirait les abus, alors que le prix minimum proposé éviterait les guerres de prix excessives ».

Selon elle, cela éviterait les hausses de prix importantes auxquelles assistent les consommateurs québécois. Toutefois, ces derniers ne profiteraient pas nécessairement du litre d'essence le moins cher au pays, mais la concurrence entre de nombreux détaillants continuerait de jouer son rôle.

Avec les informations de La Presse canadienne