•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mort de Ben Laden : les médias américains entre enthousiasme et prudence

Près de la Maison-Blanche, un homme lisant un journal annonçant la mort de Ben Laden

Près de la Maison-Blanche, un homme lisant un journal annonçant la mort de Ben Laden

Photo : AFP / Jewel Samad

Radio-Canada

Les grands médias américains ont accueilli avec enthousiasme l'annonce de la mort du commanditaire des attentats du 11 septembre 2001.

Pour le Los Angeles Times, la mort de Ben Laden est une victoire pour les États-Unis : « [Dimanche soir], le président Obama a conclu un des chapitres les plus interminables, tendus et malheureux de l'histoire américaine. Pendant une décennie, l'auteur d'une attaque atroce contre le peuple américain a échappé à la justice. Maintenant, il est mort, finalement ».

Pour le New York Times, la mort de Ben Laden pourrait représenter un tournant dans la politique étrangère américaine, jusqu'à maintenant motivée par la guerre contre le terrorisme. Par ailleurs, sa mort démontrerait que la voie de la violence, privilégiée par Al-Qaïda, n'a jamais mené au changement politique au Moyen-Orient, comme l'a fait récemment la révolution du jasmin.

Pour la presse américaine, plusieurs questions restent néanmoins en suspens, comme des représailles éventuelles des jihadistes. Selon le Washington Post, l'organisation d'Oussama ben Laden, malgré sa décapitation, demeure la menace la plus importante à la sécurité américaine.

« Depuis le 11 septembre 2001, Al-Qaïda a étendu ses métastases et changé ses tactiques », affirme le quotidien, en rappelant les liens qu'entretient Al-Qaïda avec des mouvements islamistes au Yémen, en Somalie, au Pakistan et en Afghanistan, entre autres.

Les Américains en liesse à l'annonce de la mort de Ben Laden

Manifestations de joie à Times SquareAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manifestations de joie à Times Square

Photo : AFP / Mario Tama

Des milliers de New-Yorkais ont spontanément afflué dimanche soir sur le site de Ground Zero et à Times Square à l'annonce de la mort d'Oussama ben Laden, tué au Pakistan par un commando américain.

La foule scandait de joie « U-S-A, U-S-A, U-S-A ! » alors que l'annonce de mort du chef de la nébuleuse Al-Qaïda défilait sur les écrans géants de Times Square.

Des explosions de joie ont retenti un peu partout dans les théâtres de Broadway et les restaurants de la ville, principale victime des attentats du 11 septembre 2001, commandités par Ben Laden.

Sur Time Squares, la foule a explosé de joie lorsqu'un camion de pompiers s'est présenté sur les lieux. Le rôle des pompiers ce 11 septembre, dont plusieurs ont péri en tentant de sauver des vies dans les décombres des tours du World Trade Center, en a fait des héros pour de nombreux Américains.

Il nous a fallu dix ans, mais nous l'avons eu. Après de telles pertes et une telle tragédie, on peut enfin être heureux à nouveau. J'espère que cela va nous permettre de mettre un point final à cette histoire, pour nous tous, y compris pour les musulmans.

Le capitaine Patrice McLead à l'AFP

À Washington, des milliers de personnes se sont rassemblées devant la Maison-Blanche

La foule en liesse s'est mise à chanter l'hymne national américain et à scander des « USA! USA! », agitant des drapeaux américains.

« C'est quelque chose que nous avons attendu si longtemps. Quand j'ai appris la nouvelle, j'avais les jambes qui tremblaient », dit Kelley, un étudiant de 19 ans originaire du New Jersey, près de New York.

« On l'a eu! », criait un autre jeune.

« C'est génial, quelle joie pour les familles qui ont perdu des proches le 11 septembre », affirme Anna Howell, 27 ans, venue avec son mari. « Ce n'est pas tous les jours que l'Amérique communie ainsi », ajoute-t-elle.

« Je ressens un sentiment de justice. Ça a pris tellement de temps, mais nous l'avons eu. Ce n'est que justice pour les familles endeuillées par le 11 septembre. Ça donne un sens à notre mission en Afghanistan », a de son côté déclaré Jon Garcia, un étudiant de 19 ans venu devant la Maison-Blanche pour, dit-il, « faire partie de l'histoire ».

Avec les informations de Agence France-Presse

International