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Manifestation pour un rapport plus équitable entre patronat et employés

Manifestation à l'occasion de la Fête internationale des travailleurs

Manifestation à l'occasion de la Fête internationale des travailleurs

Radio-Canada
Mis à jour le 

Des organisations syndicales, étudiantes et communautaires ont profité de la Fête internationale des travailleurs pour faire valoir leurs revendications.

Des centaines de manifestants se sont donné rendez-vous au parc Baldwin, dimanche, et ont défilé dans les rues du Plateau Mont-Royal sous le thème « C'est l'heure des comptes! ». Plusieurs politiciens se sont joints à eux, dont le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et des candidats bloquistes et néo-démocrates.

En cette veille d'élection fédérale, les organisateurs entendaient faire pression sur les politiciens pour leur faire comprendre que trop d'entreprises abusent des droits des travailleurs et ne paient pas leur juste part à la société.

Ils ont déploré l'effritement de la classe moyenne, l'écart grandissant entre les très riches et les salariés et ont plaidé pour l'établissement d'un nouveau rapport de force entre patronat et syndiqués.

« On marche pour rétablir ce qu'on a choisi comme société, c'est-à-dire un État qui redistribue la richesse. Encore faut-il qu'il puisse aller la chercher là où elle est, ce qui n'est pas le cas en ce moment. C'est vous et moi qui payons les fonds publics. C'est pour ça que les caisses sont vides et c'est pour ça qu'il faut aller chercher dans les banques et dans les entreprises la juste part qu'elles payaient il y a déjà une vingtaine d'années », a affirmé une militante.

Les manifestants ont notamment passé devant les bureaux du Journal de Montréal, lieu hautement symbolique de la lutte syndicale.

« Je pense que le conflit au Journal de Montréal a mis en lumière l'importance de moderniser des dispositions antibriseurs de grève et, de ce côté-là, écoutez, on vit encore, par exemple, chez Electrolux des fermetures tout à fait sauvages, alors ça a beaucoup inspiré le thème de cette année », a indiqué Claudette Carbonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le CLAC dénonce le système capitaliste

Des centaines de personnes se sont par ailleurs rassemblées au parc Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal, à l'appel de la Convergence des luttes anticapitaliste (CLAC). Ils ont dénoncé ce que les organisateurs qualifient de « système capitaliste oppresseur et générateur de pauvreté ».

Les manifestants se sont dirigés vers l'ouest avec pour objectif de rejoindre le bureau du candidat conservateur de la circonscription Wesmount-Ville-Marie, Neil Drabkin. Ils auraient souhaité ainsi exprimer leur colère contre « les décisions et les politiques guerrières répressives et antisociales du gouvernement de Stephen Harper ».

La foule a cependant été dispersée au centre-ville par l'imposant contingent policier qui les suivait. Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), certains manifestants ont fait du grabuge et ont lancé des projectiles en direction des forces de l'ordre.

« Sur la rue Sherbrooke [angle St-Urbain], il commençait à y avoir des gestes d'incivilité. Il y a eu des graffitis faits sur des murs et, à un moment donné, certains manifestants ont sournoisement attaqué les policiers », a affirmé André Leclerc, porte-parole du SPVM.

Sept policiers ont subi des blessures mineures.

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