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États-Unis : feu vert au financement public de la recherche sur les cellules souches

Une chercheuse nourrit des cellules souches à l'Université du Connecticut, à Farmington (archives)

Une chercheuse nourrit des cellules souches à l'Université du Connecticut, à Farmington (archives)

Photo : AFP / Spencer Platt

Radio-Canada

Une Cour d'appel fédérale américaine a cassé, vendredi, un jugement de première instance et a autorisé le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

« Les plaignants n'ont pas démontré qu'ils avaient une chance de gagner sur le fond », estime le tribunal dans son jugement.

Dans une réaction immédiate, la Maison-Blanche a qualifié cette décision de « victoire pour nos scientifiques et les patients du monde entier ».

Une recherche responsable sur les cellules souches recèle le potentiel de soigner certaines des maladies les plus graves et donne de l'espoir à des familles dans tout le pays et le monde entier.

Nick Papas, porte-parole de la présidence américaine

En mars 2009, le président Barack Obama avait réautorisé la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Mais en août 2010, un tribunal fédéral de Washington l'avait suspendue provisoirement en attendant qu'une cour statue sur le fond.

Le juge Royce Lamberth avait donné raison à des scientifiques et à des associations chrétiennes qui avaient argué que l'embryon était un être humain à part entière. Ils s'opposaient donc à ce que l'État finance sa destruction, même dans le but de sauver des vies.

Sur le plan juridique, ils présumaient que l'amendement Dickey-Wicker, voté par le Congrès en 2006, empêchait l'utilisation de fonds publics dans un processus impliquant la destruction d'un embryon.

Mais la Cour d'appel fédérale donne raison au gouvernement et à l'Agence nationale de la santé en affirmant que cet amendement « n'interdit pas le financement public d'un projet utilisant des cellules souches provenant d'un embryon puisqu'une cellule souche n'est pas un embryon et ne peut pas se développer pour devenir un être humain ».

Sous George W. Bush, la recherche avait été interdite pendant huit ans pour des raisons morales et religieuses. Pendant cette période, la recherche privée sur ce type de cellules a toutefois pu progresser.

À l'origine de toutes les autres cellules, les cellules souches embryonnaires sont prélevées à l'embryon humain dans les tout premiers jours de son développement.

Les scientifiques espèrent pouvoir les utiliser pour reconstruire des tissus ou des organes endommagés ou malades. Pour nombre d'entre eux, la recherche sur les cellules souches embryonnaires représente donc le meilleur espoir de soigner des pathologies comme le diabète, la maladie de Parkinson, Alzheimer ou la paralysie des blessés de la moelle épinière.

Avec les informations de Agence France-Presse

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