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Projet Montréal accuse le maire Tremblay d'avoir fait perdre 4 M$ à la Ville

Hôtel de ville de Montréal

Hôtel de ville de Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, accuse le maire Gérald Tremblay d'avoir fait perdre à la Ville 4 M$ dans un échange de terrains avec un homme d'affaires.

En avril 2003, la municipalité de Montréal et le promoteur Hershey Rosen ont conclu une transaction : 500 000 pieds carrés de terrains situés en zone inondable aux abords des rapides du Cheval Blanc, à Pierrefonds, contre 40 000 pieds carrés de terrains vacants de grande valeur dans le Vieux-Montréal (l'Îlot Saint-François).

Selon les recherches effectuées par Projet Montréal, l'échange n'a pas été profitable pour la Ville.

« Les Montréalais n'en ont pas eu pour leur argent. En avril 2003, Gérald Tremblay a échangé des terrains achetés quelques mois plus tôt 440 000 $ par Hershey Rosen, pour des terrains qui ont ultimement coûté 4,3 M$ à la Ville de Montréal », a expliqué Alex Norris, porte-parole de Projet Montréal sur la bonne gouvernance, lors d'une conférence de presse.

Richard BergeronAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Richard Bergeron demande la démission de Gérald Tremblay, le 14 avril 2011.

Les profits de M. Rosen

En outre, Hershey Rosen, qui est actuellement poursuivi par l'Autorité des marchés financiers, n'a pas respecté les conditions du contrat voulant qu'il développe sur l'Îlot Saint-François un projet d'au moins 30 M$.

Le promoteur a revendu le terrain 7,8 M$ en 2007 et n'a payé que 300 000 $ de pénalité à la Ville pour ne pas avoir respecté ses engagements.

« L'homme d'affaires Hershey Rosen a bénéficié de la complicité de l'administration Tremblay pour s'enrichir d'une somme importante. Une fois le dernier acte joué, en mai 2007, la Ville avait encaissé une perte nette de 4 M$, Hershey Rosen, un profit net de 6,3 M$ », a dénoncé Richard Bergeron.

Pour éviter qu'une telle affaire se reproduise, Projet Montréal recommande que lorsque la Ville vend des terrains, l'acquéreur, s'il souhaite par la suite les revendre, doive d'abord les proposer à la municipalité.

Le parti d'opposition préconise également qu'au lieu d'imposer une pénalité minimale, en cas de manquement de l'acquéreur à son engagement de construire un immeuble dans le délai spécifié, la Ville puisse reprendre possession des terrains aux mêmes conditions.

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