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Les mouvements palestiniens du Fatah et du Hamas font la paix

Des manifestants brandissent le drapeau palestinien lors d'une manifestation réclamant l'unité politique des Palestiniens le 15 mars dernier.

Des manifestants brandissent le drapeau palestinien lors d'une manifestation réclamant l'unité politique des Palestiniens le 15 mars dernier.

Photo : AFP / Abbas Momani

Radio-Canada

Après quatre ans de guerre fratricide, le Fatah et le Hamas viennent de conclure un accord de réconciliation qui prévoit des élections simultanées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza d'ici un an.

La nouvelle est confirmée par des sources au sein des deux partis et par des sources égyptiennes.

L'accord entre les dirigeants du Fatah, un mouvement laïque dont est issu Mahmoud Abbas, et ceux du mouvement islamiste Hamas, aurait été finalisé lors d'une rencontre tenue mercredi au Caire.

L'accord prévoit non seulement les préparatifs pour des élections présidentielles et législatives, mais aussi la formation d'un gouvernement unique chargé d'expédier les affaires courantes.

Selon plusieurs sources, c'est l'Égypte qui a agi comme médiateur dans ce dossier. L'agence égyptienne Mena soutient d'ailleurs que le gouvernement égyptien va réunir toutes les factions palestiniennes au Caire pour signer un accord de réconciliation.

L'ex-président égyptien Hosni Moubarak a longtemps tenté de réconcilier le Fatah et le Hamas, mais en vain. L'accord entre les deux factions survient un peu plus de deux mois après qu'il eut été évincé de la présidence par un soulèvement populaire.

Le Hamas exerce seul le contrôle de la bande de Gaza depuis qu'il a défait militairement les forces de sécurité fidèles au Fatah en juin 2007. L'Autorité palestinienne, que dirige Mahmoud Abbas, ne gouverne que la Cisjordanie.

Cette division entre Fatah et Hamas compliquait en outre la poursuite des négociations de paix israélo-palestiniennes, le président Abbas n'ayant aucune emprise sur la bande de Gaza.

L'Égypte doit maintenant convoquer une réunion de tous les partis palestiniens afin de signer une entente de réconciliation au Caire.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont au point mort depuis septembre 2010.

Abbas « doit choisir entre la paix avec Israël et le Hamas », dit Netanyahou

Commentant cette entente, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que « l'Autorité palestinienne doit choisir entre la paix avec Israël et la paix avec le Hamas. Il ne peut pas y avoir de paix avec les deux parce que le Hamas s'efforce de détruire l'État d'Israël et le dit ouvertement. »

M. Netanyahou estime qu'un tel accord est la voie ouverte à une prise de contrôle de la Cisjordanie par le Hamas. « Je pense que l'idée de réconciliation montre la faiblesse de l'Autorité palestinienne et crée la perspective que le Hamas pourrait reprendre le contrôle de la Judée-Samarie, tout comme il contrôle la bande de Gaza », a-t-il dit en référence à la Cisjordanie.

« J'espère que l'Autorité palestinienne fera le bon choix : la paix avec Israël », a-t-il ajouté.

La présidence palestinienne a réagi en demandant à M. Netanyahou de « choisir entre la paix et les colonies ». « En réaction à la remarque de M. Netanyahou, nous disons que la réconciliation palestinienne et l'accord conclu aujourd'hui au Caire est une affaire interne palestinienne », a déclaré à l'AFP le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina.

Israël-Palestine, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

Prudence à Washington

La Maison-Blanche a réagi prudemment, mercredi, à l'annonce d'un accord entre le Hamas et le Fatha de même qu'à la formation d'un gouvernement de transition. Washington a rappelé que tout gouvernement d'unité qu'il soit, un gouvernement palestinien doit renoncer à la violence.

« Les États-Unis appuient la réconciliation entre Palestiniens dans la mesure où la paix demeure l'objectif premier », a déclaré un porte-parole du Conseil de sécurité national américain, Tommy Vietor. « Le Hamas est une organisation terroriste qui cible des civils, poursuit M. Vietor. Afin de jouer un rôle constructif dans la quête de la paix, un gouvernement palestinien doit... renoncer à la violence, dans le respect des accords passés, et reconnaître à Israël le droit d'exister. »

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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