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Berlusconi autorise des raids contre les objectifs militaires libyens

Un des bureaux de Mouammar Kadhafi, détruit lors d’une attaque de L’OTAN dans la nuit de dimanche à lundi.

Un des bureaux de Mouammar Kadhafi, détruit lors d’une attaque de L’OTAN dans la nuit de dimanche à lundi.

Photo : AFP / Joseph Eid

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Italie est prête à lancer des raids aériens contre des objectifs militaires en Libye, a annoncé le président du Conseil Silvio Berlusconi dans un communiqué lundi.

Il a indiqué qu'il a eu une « longue conversation téléphonique », avec le président américain Barack Obama, à qui il a annoncé qu'il avait l'intention de répondre positivement à l'appel du secrétaire général de l'OTAN du 14 avril dernier à Berlin.

« L'Italie a décidé d'augmenter la souplesse opérationnelle de ses propres avions, par des actions ciblées contre des objectifs militaires spécifiques sur le territoire libyen, dans le but de contribuer à protéger la population civile libyenne », a expliqué le président du Conseil italien.

Selon Ignazio La Russa, ministre italien de la Défense, ce changement de position s'explique par les combats à Misrata, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

« La décision de changer la nature de la mission italienne avait commencé à être envisagée depuis quelques jours parce que la situation à Misrata était devenue terrible », a souligné Ignazio La Russa.

Kadhafi sain et sauf après l'attaque de son quartier général

Ces déclarations interviennent au lendemain d'un raid de l'OTAN contre la résidence du colonel Mouammar Kadhafi à Tripoli. L'attaque a fait trois morts parmi les employés et les gardes, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim.

Le colonel Kadhafi est dans un lieu sûr, en santé et il a le moral, a-t-il ajouté.

« Qu'est-ce que cet acte de terrorisme a donc à voir avec la protection des civils en Libye ? », s'est interrogé le porte-parole.

L'attaque, qui a détruit le bureau de M. Kadhafi, a été qualifiée de tentative d'assassinat par un responsable libyen.

Au moins 45 personnes ont été blessées, dont 15 grièvement, selon des informations obtenues par Reuters.

Le secteur de Bab Al-Aziziya dans la capitale avait déjà été visé par la coalition internationale vendredi soir.

Les explosions ont été ressenties à plusieurs endroits de la ville et ont fait trembler l'hôtel qui héberge les journalistes étrangers.

Des témoins à Tripoli rapportent trois fortes explosions, lundi soir à l'est de la capitale sans préciser les cibles visées.

Les combats se poursuivent à Misrata

Bien que le régime libyen soutient avoir cessé les combats à Misrata pour permettre aux tribus de négocier avec les insurgés, des témoins dans la ville assurent que les combats sont toujours en cours. Même si des sources rebelles affirment que les forces de Kadhafi ont été repoussées aux portes de la ville.

Des sources médicales ont affirmé dimanche que douze personnes étaient mortes et une soixantaine avaient été blessées lors d'affrontements.

L'intensité de la lutte est cependant moindre que samedi, journée la plus meurtrière qu'ait connue Misrata avec au moins 28 morts et une centaine de blessés. Il s'agit du plus lourd bilan depuis le début du siège, selon le docteur Khalid Abou Falra, de la clinique Hikma.

Alors que la majorité des blessés de samedi présentaient des blessures par balle, ceux de dimanche ont essentiellement été blessés par des explosions de bombes et roquettes.

La veille, le vice-ministre aux Affaires étrangères Khaled Kaïm avait déclaré que l'armée suspendait ses opérations contre les rebelles à Misrata.

Pourtant, pendant la nuit, les explosions se sont succédé pratiquement sans interruption jusqu'à 2 h 30. Elles ont repris avec la même intensité à la mi-journée, selon les journalistes de l'Agence France Presse.

Khaled Kaaim indiquait par ailleurs que des chefs de tribus de la région tentaient de négocier avec les insurgés retranchés à Misrata pour qu'ils déposent les armes d'ici 48 heures.

Si les négociations échouent, avait prévenu M. Kaïm, les tribus pourraient lancer des hommes armés dans la ville. Selon le vice-ministre, les six principales tribus environnantes peuvent rassembler environ 60 000 hommes.

Pour le colonel Omar Bani, porte-parole militaire du Conseil national de transition (CNT) créé par l'opposition, cette suspension des opérations n'est « qu'un leurre ».

Le militaire affirme que le régime veut faire croire au monde que le conflit est « une guerre civile entre les tribus libyennes, mais ce n'est pas vrai ».

« La plupart des tribus dans la région de Misrata sont liées entre elles et ne tomberont donc pas dans ce piège », a précisé Abdel Hafiz Ghoga, un porte-parole du CNT.

La région n'est en effet pas connue pour avoir d'importantes ou d'influentes tribus. De plus, plusieurs habitants des tribus combattent déjà dans la ville aux côtés des soldats du régime, sous la bannière de « l'armée populaire ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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