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Prix du cacao : les chocolatiers doivent s'adapter

Confection de chocolats

Confection de chocolats

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La hausse du prix du cacao et les changements des habitudes des consommateurs forcent les chocolatiers du Québec à s'adapter pour continuer à dégager des profits intéressants.

Une tonne de cacao se vend 3110 $US la tonne à New York, une hausse de 24 % par rapport à l'an dernier.

Cette hausse est en partie due au conflit politique en Côte d'Ivoire. Toutefois, dans plusieurs pays, dont le Canada, de plus en plus de gens consomment du chocolat noir, qui nécessite plus de cacao. La situation pousse le prix de la fève de cacao à la hausse.

À cela s'ajoutent le prix élevé du sucre et des huiles et la hausse des frais de transport.

De plus, le contexte économique actuel fait en sorte que les gens veulent moins débourser pour du chocolat fin, généralement plus coûteux.

Plusieurs chocolatiers sont forcés de s'adapter à cette situation.

« Les gens recherchent des produits un peu moins dispendieux. Ils vont quand même rechercher la qualité, mais vont choisir des plus petites boîtes ou des produits qui coûtent un peu moins cher », affirme Chloé Germain-Fredette, propriétaire du magasin, Les chocolats de Chloé, à Montréal.

La situation est aussi problématique pour les exportateurs québécois de chocolat, comme à l'usine de Barry Callebaut, à Saint-Hyacinthe, qui produit plus de 240 000 tonnes de chocolat chaque année. Au Québec, le chocolat est la deuxième exportation agroalimentaire en importance, après le porc.

« On a quand même des réserves de fèves de cacao qu'on utilise. Donc, l'impact va peut-être se faire sentir beaucoup plus dans les mois à venir, qu'immédiatement sur le marché. Pour le temps de Pâques cette année, ça va être très bien. Mais pour l'an prochain, les prix devraient être supérieurs », affirme Richard Séguin, directeur de l'usine Barry Callebaut.

Même pour les importateurs, la situation est difficile. Certains parlent d'une bulle spéculative, entre autres en raison des événements en Côte d'Ivoire et au Nigeria.

« C'est très difficile d'assumer les coûts. On n'augmente pas les prix pour l'instant. On a des listes de prix établies. On ne peut pas changer chaque semaine, on n'est pas à la pompe à essence », affirme André Clémence, de l'entreprise importatrice Euro Excellence.

Avec le reportage de David Savoie

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