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De mauvais traitements dans la fourrière le Berger Blanc

Un chien dans la fourrière privée, le Berger Blanc, filmé en caméra caché.

Un chien dans la fourrière privée, le Berger Blanc, filmé en caméra caché.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une fourrière privée de Montréal ne respecterait pas ses contrats avec les arrondissements et ferait même preuve de cruauté envers les animaux, selon un reportage de l'émission Enquête.

Les abandons d'animaux sont très nombreux et Montréal figure parmi les villes nord-américaines où l'on euthanasie le plus d'animaux.

Dix arrondissements de Montréal ont confié leur service de contrôle animalier à une fourrière privée, le Berger Blanc.

Depuis décembre une pétition de près de 3000 signatures circule sur internet pour dénoncer notamment la rapidité avec laquelle cette fourrière euthanasie les animaux.

Des pratiques vétérinaires non conformes

Au Berger Blanc, les services pour retrouver un animal perdu sont quasi inexistants. Très peu de chats sont retournés à leur propriétaire. En ce qui concerne les chiens, le taux de retour est au plus de 40 %.

Un collaborateur de l'émission Enquête a infiltré l'établissement durant quelques semaines.

Il a assisté à deux séances d'euthanasie et découvert que les pratiques contreviennent à toutes les normes vétérinaires nord-américaines.

Les injections sont données à froid et les animaux ne meurent pas sur le coup.

Les images obtenues par le journaliste montrent que contrairement à ce qu'affirme le président du Berger Blanc, ce n'est pas un vétérinaire qui pratique les euthanasies, mais un employé formé sur le terrain.

« Je ne sais pas quoi vous dire, ce sont des images-chocs effectivement. C'est de l'incompétence », a répondu Pierre Couture, le président de la fourrière, après avoir visionné le reportage.

Action de la Ville

À la suite de ces révélations, les arrondissements sont désormais sur un pied d'alerte.

« C'est consternant. C'est choquant. Je n'ai pas d'autres mots. Je peux vous assurer que cela n'est pas conforme à nos devis », a déclaré Daniel Lafond, le directeur de l'aménagement urbain de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.

Les avocats de la Ville de Montréal ont été saisis du dossier. On ignore encore si certains contrats seront résiliés.

D'après un reportage de Josée Dupuis

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