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La famille Barlagne pourra rester au Canada

Sophie et David Barlagne et leur fille Rachel

Sophie et David Barlagne et leur fille Rachel

Photo : Famille Barlagne

Radio-Canada
Mis à jour le 

La famille Barlagne, installée au Québec depuis six ans et menacée d'expulsion, pourra rester au Canada.

Le gouvernement fédéral envisageait d'expulser cette famille en raison de la paralysie cérébrale de leur fille Rachel, considérée comme un « fardeau excessif pour les services sociaux ».

La ministre de l'Immigration québécoise, Kathleen Weil, a annoncé qu'une entente spéciale a été conclue entre Québec et Ottawa.

« On a émis aujourd'hui des certificats de sélection du Québec à la famille Barlagne pour qu'elle puisse rester ici. On a une entente avec le gouvernement fédéral qui va accorder la résidence permanente », a expliqué Mme Weil.

La famille n'osait plus croire une telle nouvelle. Ils attendent cependant d'avoir leur visa de résidence permanente entre les mains avant de tourner la page.

« C'est une première victoire que l'on peut dédier aux personnes souffrant d'un handicap > », a déclaré Sophie Barlagne.

Une levée de boucliers

Le Parti québécois devait déposer mardi après-midi à l'Assemblée nationale une motion demandant au gouvernement libéral de Jean Charest d'intercéder en faveur de la famille Barlagne auprès du gouvernement fédéral.

La semaine dernière, la ministre Weil avait pourtant affirmé à l'antenne de RDI qu'elle suivait le dossier, mais que celui-ci était du ressort du fédéral.

« Le Québec a la juridiction pour faire la sélection, l'accueil et l'intégration des immigrants. Mais pour ce qui est des considérations de santé, c'est vraiment le fédéral », a-t-elle déclaré.

La famille Barlagne a demandé la semaine dernière au ministre fédéral de l'Immigration, Jason Kenney, de lui octroyer un permis de séjour permanent pour des raisons humanitaires.

Jusqu'à aujourd'hui, le ministre s'y était refusé. Il a indiqué que la décision revenait au « système légal du Canada ».

La famille avait tout de même obtenu l'appui très clair des trois autres partis politiques fédéraux.

David et Sophie Barlagne disent avoir été encouragés par les représentants consulaires canadiens à venir au pays pour démarrer une entreprise informatique. Selon M. Barlagne, on leur avait indiqué à l'époque que le handicap de leur fille n'allait causer aucun problème.

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