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Commotions non traitées: les hockeyeurs perdent plus de temps de jeu

Max Pacioretty est étendu sur la glace après une mise en échec de Chara.

Max Pacioretty est étendu sur la glace après une mise en échec de Chara.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude de l'Université de Calgary confirme que la reconnaissance rapide des symptômes de commotions cérébrales aide à la guérison des joueurs.

La recherche, réalisée en collaboration avec la Ligne nationale de hockey (LNH), démontre que les joueurs retournent souvent sur la glace sans savoir qu'ils souffrent d'une commotion. Ces commotions non diagnostiquées font en sorte que les joueurs prennent plus de temps à se rétablir, et s'absentent plus longtemps du jeu à la longue.

Dans le tiers des cas recensés entre 1997 et 2004, les joueurs ont perdu plus de 10 jours de temps de jeu, souligne le docteur Brian Benson, auteur de la recherche.

Les raisons données par les joueurs pour s'absenter du jeu incluent :

  • les maux de tête;
  • la fatigue ou la baisse d'énergie;
  • la perte de mémoire;
  • un examen neurologique anormal.

« Nos résultats suggèrent qu'il y avait une tendance vers une augmentation progressive de la perte de temps de jeu à la suite d'une commotion cérébrale », explique-t-il.

Même s'il souligne que le nombre de commotions s'est stabilisé durant la période de l'étude, le temps hors jeu augmente progressivement au fil des ans, ce qui peut être une indication de commotions plus graves ou d'un manque de traitement, estime le Dr Benson.

L'étude porte sur les 559 commotions cérébrales subies par les joueurs de la LNH en saison régulière et est basée sur des rapports des médecins de chacune des équipes de la ligue.

Dans 31 % des cas, les joueurs ont manqué plus de 10 jours et 11 % d'entre eux avaient continué à jouer avant de signaler les symptômes au personnel médical après le match.

Le Dr Benson souligne le cas de Sidney Crosby qui ne joue plus depuis le début du mois de janvier.

Même chose pour Brent Seabrook, dimanche lors du match entre les Canucks de Vancouver et les Blackhawks de Chicago. Il est resté sur la glace, même s'il a reçu un coup à la tête. Ce n'est que plus tard, après avoir reçu un deuxième coup, qu'il a été examiné par un médecin.

Plus de précautions

Le Dr Benson veut sensibiliser les joueurs aux dangers des commotions cérébrales.

Il affirme que lorsque les joueurs sont attentifs aux premiers signes d'une commotion, ils reviennent plus rapidement au jeu. Ceux-ci prennent en moyenne six jours pour récupérer, comparativement à dix jours pour ceux qui ignorent les symptômes.

Selon lui, un médecin devrait examiner les joueurs systématiquement après un coup à la tête pour détecter les commotions cérébrales plus rapidement.

La LNH vient d'ailleurs de renforcer son protocole à la suite de la polémique du match entre le Canadien de Montréal et les Bruins de Boston en mars, lorsque Zdeno Chara a plaqué Max Pacioretty.

La Ligue exige maintenant que les joueurs qui présentent des symptômes d'une commotion soient examinés par un médecin dans le vestiaire avant d'être autorisés à revenir au jeu.

Auparavant, cette responsabilité incombait aux soigneurs de l'équipe qui procédait à un examen rapide sur le banc des joueurs.

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