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Insite sauve des vies, selon The Lancet

Insight : le site d'injection superviée de Vancouver

Insight : le site d'injection supervisée de Vancouver

Photo : Benoit Clément / Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le centre d'injection supervisée de Vancouver a permis de diminuer du tiers le taux de mortalité due à une surdose de drogue, selon une étude publiée lundi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Depuis la création du centre d'injection Insite, le nombre de personnes mortes des suites d'une surdose de drogue dans le quartier Downtown Eastside a chuté de 35 %.

Les personnes aux prises avec des dépendances qui se rendent à la clinique peuvent s'injecter des drogues sur place, tout en étant supervisées par le personnel médical.

The Lancet note que ce genre de programme devrait être instauré dans d'autres villes canadiennes, se basant sur le fait que le centre britanno-colombien sauve des vies.

Ce genre de centre aide à réduire le nombre de personnes atteintes du SIDA et améliore la qualité de vie des toxicomanes.

Dr Evan Wood, un des auteurs de l'étude

Ces données viennent contredire la position du gouvernement conservateur de Stephen Harper, qui s'est toujours opposé à l'approche mise de l'avant par Insite. La Cour suprême du Canada tiendra d'ailleurs des audiences d'ci quelques semaines sur la pertinence de garder le centre ouvert.

Dr Evan Wood souhaite donc que le débat entourant la fermeture du centre de la rue Hasting devienne un enjeu de la campagne électorale fédérale.

Notons que l'étude réalisée par le Centre d'excellence de la Colombie-Britannique pour le VIH/SIDA a été soumise à la revue médicale The Lancet en novembre dernier, soit avant le lancement de la campagne électorale.

Méthode de recherche

Le public cible a été analysé avant (1er janvier 2001 au 20 septembre 2003) et après (21 septembre au 31 décembre 2005) l'ouverture du centre d'injection à Vancouver. Les chercheurs ont comparé le taux de mortalité due à une surdose de drogue dans un rayon de 500 mètres autour du centre avec celui du reste de la ville.

Insite, un service nécessaire

Dans les années 1990, le Downtown Eastside avait le plus haut taux de mortalité associée aux surdoses et au sida, au Canada. En 1997, le taux de nouvelles infections au VIH enregistré à Vancouver a dépassé celui de toutes les autres villes du monde occidental. Puis, l'année suivante, près de 200 toxicomanes sont morts d'une surdose à Vancouver.

En septembre 2003, le gouvernement libéral fédéral a permis une exemption au Code criminel pour la création d'un centre d'injection supervisée.

Les toxicomanes ont donc déménagé des ruelles sombres au centre, où ils ont accès à du personnel médical, des seringues stérilisées et des traitements. En 2008, les conservateurs ont toutefois tenté de fermer le centre.

La bataille s'est rendue jusqu'en Cour suprême de la Colombie-Britannique, qui a statué que la fermeture du centre serait inconstitutionnelle et qu'Insite était un service nécessaire. La Cour suprême du Canada entendra la cause le mois prochain.

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