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Vote de confiance : Marois obtient un appui record de 93,08 %

Pauline Marois
Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Radio-Canada

Les délégués péquistes ont accordé leur confiance à Pauline Marois dans une proportion historique de 93,08 %, lors du 16e Congrès national du Parti québécois (PQ), le premier depuis six ans.

Avec ce soutien massif, la chef péquiste bat le record qu'avait établi Jacques Parizeau en 1991 en récoltant 92 % d'appuis chez les membres du PQ. Le très populaire René Lévesque n'avait jamais eu à se soumettre à un vote de confiance.

À l'annonce du résultat, Pauline Marois a prononcé une brève allocution lors de laquelle elle remercié les délégués en livrant un vibrant plaidoyer pour la souveraineté du Québec.

Ma victoire, c'est votre victoire! Ma victoire, c'est la victoire d'un parti uni, d'un parti solidaire, d'un parti qui a le goût de proposer au peuple québécois que nous nous donnions ensemble un pays libre, un pays indépendant, que nous choisissions notre liberté!

Pauline Marois

Mme Marois s'est ensuite adressée aux journalistes. Elle a indiqué que le résultat du vote lui donnait un nouveau souffle pour faire avancer la cause souverainiste. « Cette solidarité, cette union des forces du Parti québécois, quant à moi, ça me donne la détermination, l'énergie et la volonté surtout de remettre en marche notre projet de pays », a-t-elle dit.

La chef du PQ avait affirmé cette semaine vouloir obtenir, lors de son vote de confiance, un résultat supérieur à 80 %.

Elle se disait positive et confiante, soutenant qu'elle préparait le terrain depuis son arrivée à la tête de la formation politique, en 2007. « Je crois que meilleur sera le vote, meilleure sera la force que je pourrai avoir. Je crois que j'aurai des résultats significatifs », avait-elle affirmé.

Votes de confiance au PQVotes de confiance au PQ

Des études sur la souveraineté

Pauline Marois et  Lisette Lapointe (archives)Pauline Marois et Lisette Lapointe (archives) Photo : PC / Paul Chiasson

Les militants débattent toute la fin de semaine du programme « Agir en toute liberté », que le parti défendra lors de la prochaine campagne électorale.

En plus de parlementer sur les façons d'agir en gouvernement souverainiste, les délégués comptent insister de nouveau sur la nécessité de tenir une commission d'enquête sur la construction.

Les militants ont adopté samedi en atelier une proposition pilotée par la députée Lisette Lapointe, en vertu de laquelle un éventuel gouvernement du PQ réaliserait et publierait des études sur la souveraineté.

La proposition de l'épouse de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau indisposait certains membres du caucus, opposés à cette « stratégie ouverte », mais Mme Lapointe estime que la publication d'études renforcera la légitimité du projet.

« Oui, il y a une stratégie de Mme Marois, nous sommes tous d'accord, mais pour renforcer notre démarche, la clarté de notre démarche, il faut expliquer aux gens », a plaidé Mme Lapointe.

Par contre, l'idée de Mme Lapointe de créer une commission de préparation de la souveraineté a été solidement rejetée. La chef s'opposait à la mise sur pied de cet organe composé de députés et de militants qui aurait eu le pouvoir de lui rappeler de ne pas perdre de vue le projet souverainiste.

La proposition du député Pierre Curzi d'appliquer la Charte de la langue française (Loi 101) au niveau collégial a aussi été adoptée en atelier samedi.

Les propositions adoptées doivent obtenir l'assentiment de la majorité en assemblée plénière dimanche pour devenir la politique officielle du parti.

La Fédération des cégeps avait adressé vendredi une lettre à tous les députés péquistes afin de leur demander de ne pas étendre les dispositions de la loi 101 au réseau collégial.

La chef du PQ entend faire entériner officiellement cette fin de semaine son projet de gouvernance souverainiste, car « rapatrier tous les pouvoirs est la solution », a-t-elle affirmé auparavant sur les ondes de RDI.

Nous nous remettons en route vers la souveraineté en reprenant les dossiers fondamentaux qui justifient qu'on veuille être souverains, entre autres sur les questions de la langue, de la citoyenneté, de l'identité et des valeurs québécoises.

Pauline Marois, chef du Parti québécois

Au total, près de 700 propositions seront débattues par les délégués du Parti québécois.

Les Québécois qui souhaitent suivre le congrès et assister virtuellement aux débats pourront le faire tout le week-end, l'événement étant couvert par une webdiffusion (Nouvelle fenêtre) en direct.

Politique