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L'homophobie, une menace pour la réussite scolaire

Élève

Photo : iStock

Radio-Canada

Les discussions au Colloque pour agir contre l'homophobie dans le réseau de l'éducation ont fait ressortir l'impact réel de l'intimidation basée sur l'orientation sexuelle sur la performance scolaire.

Plus de 300 personnes se sont réunies à l'Université du Québec à Montréal pour participer à cette rencontre qui a pour thème « Briser le silence : Une responsabilité à partager ».

Après toutes les campagnes de sensibilisation, on aurait pu croire que l'homophobie était en voie de devenir un phénomène marginal. Il n'en est rien. Tous les acteurs du réseau de l'éducation s'entendent pour dire que la violence homophobe est encore bien présente en milieu scolaire.

Cette violence touche particulièrement les jeunes du secondaire et du collégial, comme Dominique Pelletier, élève à Rivière-du-Loup. « J'entends au moins une fois par jour: ''osti que c'est gai''. C'est gai, c'est pour dire que c'est plate. Quelque chose est plate, c'est gai. C'est insultant. On nous utilise pour dénigrer quelque chose d'autre », affirme-t-il.

La professeure au département de sexologie de l'Université du Québec à Montréal Line Chamberland s'intéresse à la discrimination envers les minorités sexuelles.

« Quand un jeune est victimisé, il échoue parce qu'à ce moment-là, il n'est pas capable de se concentrer dans ses cours. Il est toujours stressé à se demander : ''qu'est-ce qui va m'arriver aujourd'hui?'' Ses notes de cours baissent et il est à risque d'échec », a-t-elle constaté.

Des commissions scolaires et des cégeps disent être déterminés à lutter contre la violence homophobe à l'école. Pour eux, combattre l'homophobie doit être l'affaire de tout le monde.

Lors du colloque, Mme Chamberland a présenté les résultats d'une étude sur l'impact de l'homophobie sur la persévérance scolaire. Cette enquête a été menée auprès de 4600 jeunes du secondaire et du collégial ont été interrogés.

Le rapport indique que 87 % des élèves du secondaire et 67 % des élèves du collégial ont dit entendre souvent ou à l'occasion des remarques négatives comme « c'est gai », c'est fif ».

Au secondaire, 67 % des répondants ont affirmé entendre souvent ou occasionnellement des insultes homophobes. Au cégep, cette proportion baisse à 31 %.

Toujours selon l'étude, 39 % des jeunes du secondaire et 5 % des jeunes du cégep ont indiqué avoir vécu personnellement un incident à caractère homophobe.

D'après un reportage de Léo Kalinda

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