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La famille Barlagne dépose une demande humanitaire

Sophie Barlagne

La mère de Rachel, Sophie Barlagne, en point de presse le 14 avril 2011

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La famille française menacée d'expulsion du Canada en raison de la paralysie cérébrale de sa fille cadette a déposé jeudi une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires au ministre de l'Immigration, Jason Kenney.

La famille a tenu un point de presse émouvant, jeudi matin.

« Je voudrais dire au gouvernement haut et fort que ma fille Rachel n'est pas une charge pénible à supporter ni pour nous ni pour la société, a déclaré la mère, Sophie Barlagne, les larmes aux yeux. C'est une extraordinaire petite personne de huit ans qui s'épanouit de plus en plus. »

Une double discrimination

Stéphane Minson, l'avocat de la famille, était présent. Il a insisté sur l'injustice dont sont victimes ses clients, notamment la soeur de Rachel, Lara.

« On considère qu'il y a une double discrimination. Lara est visée. Quel est son crime, à Lara? Elle est la soeur d'une personne handicapée. N'est-ce pas discriminatoire? Pour moi, ça l'est », a déclaré Me Minson.

Selon Sylvie Pelletier, de la Confédération des organismes des personnes handicapées du Québec, la loi doit être changée, car elle ne respecte pas les ententes internationales signées par le Canada.

« Le Canada, comme signataire de la convention internationale des droits des handicapés, s'est engagé dans le fond à ajuster ses lois à cette convention là », a soutenu Sylvie Pelletier.

Des versions contradictoires

En 2008, la Cour fédérale a ordonné l'expulsion de la famille Barlagne, établie à Montréal depuis six ans, parce que sa fille atteinte de paralysie cérébrale est considérée comme un « fardeau excessif pour les services sociaux ».

Selon le ministère, David Barlagne, le père, n'avait pas informé l'ambassade canadienne à Paris que sa fille était atteinte de paralysie cérébrale, ce que conteste M. Barlagne.

Selon ce dernier, le délégué canadien qui était responsable des investisseurs à l'époque de son départ, a su dès la première rencontre la condition de la petite Rachel. Cela ne posait aucun problème, a dit M. Barlagne en entrevue jeudi midi avec Sébastien Bovet.

Si M. Kenney rejette la demande des Barlagne, leur dernier recours, la famille d'origine guadeloupéenne risque l'expulsion en juillet.

Jason Kenney n'a pourtant pas l'intention d'intervenir.

« C'est pas au ministre, c'est pas aux hommes politiques à prendre une décision sur les cas comme celui-là; c'est pour le système légal du Canada et c'est là où quelqu'un doit s'adresser », a annoncé le ministre Kenney.

En plus de s'adresser au ministre de l'Immigration, les parents de Rachel ont invité tous les partis politiques fédéraux, actuellement en campagne électorale, à se prononcer sur le dossier.

D'après le reportage de Francine Plourde

Avec les informations de Associated Press

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