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Enquête sur Montréal : Tremblay aurait aimé être consulté

Robert Dutil, ministre de la Sécurité publique du Québec, le 18 février 2011

Robert Dutil, ministre de la Sécurité publique du Québec

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le maire de la Ville de Montréal, Gérald Tremblay, se dit furieux de ne pas avoir été informé par le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, de la tenue d'une enquête sur les supposées irrégularités administratives de la municipalité.

Dans un point de presse mercredi après-midi, Gérald Tremblay a réagi en répétant qu'il s'était engagé « à faire toute la lumière sur les perceptions d'irrégularités ainsi que sur les allégations de corruption et de collusion. »

Le ministre de la Sécurité publique a décidé de faire une enquête, c'est son droit le plus légitime, mais la faire sans me téléphoner est totalement inacceptable.

Gérald Tremblay

Robert Dutil avait annoncé mercredi matin qu'il confiait à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) le mandat d'enquêter sur la Ville de Montréal.

Le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, devra enquêter sur de supposées irrégularités administratives, « plus particulièrement en ce qui a trait à l'octroi de contrat, notamment en matière de sécurité privée », et à « l'interception de communications ».

Robert Dutil avait spécifié que le maire Tremblay n'avait pas été prévenu de cette enquête.

La décision du ministre intervient au lendemain du retrait temporaire de Claude Dauphin du poste de président du conseil municipal en raison des soupçons qui pèsent sur lui d'avoir favorisé une entreprise de son arrondissement dans l'octroi d'une subvention. Les courriels personnels de M. Dauphin ont été ouverts, tout comme l'avaient été ceux du vérificateur général, Jacques Bergeron, il y a quelques mois.

Selon le ministre, l'UPAC est le meilleur véhicule pour faire enquête sur toutes les allégations qui circulent à l'hôtel de ville de Montréal. « Ce n'est pas une cachette, les allégations sont à l'effet qu'il y aurait de la corruption », a-t-il précisé.

Le commissaire Lafrenière, qui a été nommé il y a quelques semaines, devra indiquer après son enquête s'il y a lieu d'intenter des poursuites. Bien qu'il n'ait pas fixé de délai précis, le ministre a dit espérer des résultats rapides.

Selon Louise Harel, chef de Vision Montréal, bien qu'il ne s'agisse pas de la commission d'enquête publique réclamée « depuis dix conseils », l'initiative est un pas dans la bonne direction si elle permet de « dissiper ce sentiment que tout le monde a d'avoir été pillé. »

Ces propos vont dans le même sens que ceux tenus par Richard Bergeron, chef de Projet Montréal. Selon lui, « c'est le temps que l'on fasse le ménage ».

Certains cols bleus interviewés par le journaliste de Radio-Canada Davide Gentile se sont déclarés satisfaits de constater l'intervention de Québec, estimant que « le cirque a assez duré ».

La question débattue à l'Assemblée nationale

À l'Assemblée nationale, la chef de l'opposition, Pauline Marois, a attrapé la balle au vol pour réclamer une fois de plus une commission d'enquête sur les allégations de corruption dans le secteur de la construction.

« Comme le premier ministre est incapable d'assurer le leadership nécessaire pour redresser la situation, il nous annonce ce matin l'envoi de l'Unité anticorruption, ce qui est encore une façon d'éviter la seule solution qui s'impose : la mise sur pied d'une commission d'enquête publique que tout le monde réclame depuis presque deux ans », a-t-elle affirmé lors de la période de questions.

« Nous prenons ces situations très au sérieux », a répondu le premier ministre, rappelant que « sur toute cette question-là, le gouvernement a posé un très grand nombre de gestes. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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