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Les plus riches devront payer plus d'impôts, affirme Barack Obama

Le président américain, Barack Obama (archives)

Le président américain, Barack Obama (archives)

Photo : AFP / Mandel NGAN

Radio-Canada

Le président des États-Unis Barack Obama a affirmé mercredi que la lutte contre le déficit budgétaire ne devrait négliger aucun secteur et s'oppose à l'approche de ses adversaires républicains, qui refusent toute hausse d'impôts pour les Américains les plus aisés.

Le président Obama s'est fixé pour objectif de diminuer le déficit du budget américain de 4000 milliards de dollars américains au cours des 12 prochaines années. Les républicains proposent plutôt une réduction de 6000 milliards en 10 ans.

« Pour lutter sérieusement contre le déficit, il nous faudra tout mettre sur la table et nous en prendre aux dépenses excessives, où qu'elles existent dans le budget », a affirmé M. Obama lors d'un discours très attendu à l'Université George-Washington.

Le président, qui avait accepté en décembre une prolongation temporaire des cadeaux fiscaux hérités de son prédécesseur républicain George W. Bush, y compris pour les contribuables les plus aisés, a aussi dit sa détermination à y mettre un terme lorsqu'ils expireront fin 2012.

« Nous ne pouvons pas nous permettre des réductions d'impôt, totalisant 1000 milliards de dollars, pour chaque millionnaire et milliardaire dans notre pays. Et je refuse de les prolonger à nouveau », a-t-il prévenu, dans une attaque frontale contre la proposition de budget présentée la semaine dernière par les républicains majoritaires à la Chambre des représentants.

Réduction des dépenses

Du côté des dépenses militaires, M. Obama a affirmé qu'il lancerait un « passage en revue fondamental » des « missions, capacités et rôle » des États-Unis, au-delà des 400 milliards de dollars d'économies possibles identifiées par le secrétaire à la Défense Robert Gates.

Le président a aussi proposé des économies de 770 milliards de dollars d'ici 2023 sur des postes de dépense non liée à la sécurité.

Finalement, il envisage des économies de 480 milliards dans les programmes Medicare et Medicaid d'ici 2023.

Le président vise un seuil maximal du déficit équivalent à 2,8 % du produit intérieur brut en moyenne durant la seconde moitié de la décennie. Ce dispositif n'est pas une première, d'autres présidents l'ayant mis en vigueur par le passé.

Le président Obama ne veut pas revoir les pensions de vieillesse, et s'oppose à une privatisation partielle de l'assurance santé pour les personnes âgées, des mesures proposées par les républicains.

Les leaders républicains se sont déjà opposés aux mesures du président Obama. Avant le discours de M. Obama, John Boehner, le président de la Chambre des représentants, a affirmé que le problème du gouvernement était au chapitre des dépenses et non des revenus.

Le déficit budgétaire américain devrait atteindre 1600 milliards de dollars américains cette année. La dette, gonflée par les dépenses de relance économique depuis la crise financière, s'approche dangereusement du plafond fixé de 14 290 milliards de dollars. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la dette devrait dépasser les 100 % du produit intérieur brut cette année.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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