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Claude Dauphin se retire de ses fonctions le temps d'une enquête

Claude Dauphin

Claude Dauphin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président du conseil municipal, Claude Dauphin, a accepté de se retirer de ses fonctions le temps d'une enquête sur les allégations dont il fait l'objet. Il est soupçonné d'avoir favorisé une entreprise de son arrondissement concernant l'octroi d'une subvention. C'est Elsie Lefebvre de Vision Montréal qui le remplacera.

Cette entente est intervenue mardi, en fin de soirée. La suspension de Claude Dauphin devait être votée lors de la tenue d'une session extraordinaire du conseil municipal. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, avait convoqué cette rencontre après la publication des allégations, lundi.

« L'enquête administrative a révélé des faits troublants. Ceux-ci ont été transmis à la police. Des courriels ont été ouverts. »

— Une citation de  Gérald Tremblay

Peu avant l'ouverture de l'assemblée mardi, Claude Dauphin avait affirmé qu'il n'avait rien à se reprocher. Il a rappelé que seul un juge pouvait autoriser la fouille des courriels d'une personne, comme l'a fait le contrôleur général de la Ville Pierre Reid. De plus, il a souligné que ni le ministre des Affaires municipales, ni la Sûreté du Québec (SQ) n'avaient autorisé de telles actions.

M. Dauphin a précisé qu'il ne savait pas ce que contenait le dossier monté contre lui par Pierre Reid, sinon ce que le quotidien La Presse avait publié lundi.

Lors des débats de mardi, le maire a répété que M. Reid n'avait pas bénéficié de mandat écrit de la SQ ou de Québec, mais qu'il aurait pu comprendre au fil des discussions régulières avec la SQ qu'il pouvait vérifier certains courriels.

Gérald Tremblay a expliqué qu'il avait donc demandé que rien ne se fasse désormais sans mandat écrit. En outre, il a rappelé qu'il avait promis de faire le ménage en campagne électorale et que c'est exactement ce qu'il faisait : « Quand je sais, j'agis, et c'est exactement ce qui se passe ».

Pour sa part, l'opposition officielle a soutenu qu'il s'agit ainsi d'une enquête illégale.

Le maire de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, l'élu de Vision Montréal Réal Ménard, a demandé que le maire dépose la liste de gens qui ont fait l'objet d'une filature pour savoir si des élus où des membres occupant des fonctions stratégiques à la Ville ont été visés.

C'est la publication lundi des révélations du quotidien montréalais qui a précipité les événements. Questionné le même jour par M. Dauphin, le maire Tremblay a confirmé que ce dernier avait bel et bien fait l'objet d'une enquête administrative à son insu, sans cependant fournir plus de détails sur les allégations le concernant.

Ses courriels auraient notamment été interceptés par le contrôleur général de la Ville, dont le maire avait annoncé la mutation lundi, pour apaiser la tempête.

Selon La Presse, il est soupçonné d'avoir favorisé une entreprise de son arrondissement pour l'octroi d'une subvention. Le maire Tremblay dit avoir transmis le dossier en mars 2010 à la Sûreté du Québec.

Appelé à démissionner, Claude Dauphin avait refusé d'obtempérer, ce qui a entraîné la tenue de l'assemblée extraordinaire.

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