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Exclusif

Entente à l'amiable entre Ken Pereira et la FTQ-Construction

Ken Pereira

Ken Pereira (archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'homme par qui le scandale est arrivé à la FTQ-Construction, Ken Pereira, quitte les rangs syndicaux après en être arrivé à une entente à l'amiable confidentielle avec les dirigeants de la centrale.

Radio-Canada a appris que la FTQ-Construction versera une somme avoisinant le demi-million de dollars à Pereira et à son syndicat, l'Association nationale des mécaniciens industriels, en vertu d'une entente où il devra garder le silence.

Ken Pereira a fait éclater le scandale de l'industrie de la construction il y a deux ans en révélant à l'émission Enquête les notes de frais somptueux de l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis.

Depuis ses déclarations-chocs, Ken Pereira est devenu persona non grata à la FTQ et à la FTQ-Construction.

L'automne dernier, par l'entremise des ses avocats, il réclamait des indemnités de 600 000 $ à la FTQ et à la FTQ-Construction.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada cet hiver, Ken Pereira soutenait que l'organisation avait porté atteinte à sa dignité, sa sécurité, sa réputation et sa liberté d'expression.

« On m'a mis de côté, on m'a isolé, on m'a traité de délateur, on a mis ma famille en danger. On m'a dit que je travaillais pour Radio-Canada, [que] je travaillais pour d'autres médias, [que] je voulais la destruction de la FTQ, [que] je voulais avancer ma propre cause. On m'a peinturé dans le coin comme le méchant loup », a-t-il déclaré.

Ken Pereira reprochait aussi à la FTQ-Construction de ne pas avoir défendu ses membres de l'Association nationale des mécaniciens industriels, victimes, selon lui, de discrimination sur les chantiers au Québec, contrôlés par des syndicats plus puissants.

Entente confidentielle

La centrale syndicale a toujours nié les accusations de M. Pereira. Elle en vient à une entente à l'amiable en lui versant, ainsi qu'à son syndicat un montant qui tourne autour de 500 000 $, selon nos sources.

Avec cette entente, la FTQ-Construction et la FTQ achètent aussi la paix.

M. Pereira s'engage à ne plus travailler contre les intérêts de la centrale syndicale et de ses représentants et de ne plus les dénigrer. En vertu de cette entente, Ken Pereira ne pourra plus travailler au sein de la FTQ ou ses syndicats pour une durée de 5 ans.

Ni M. Pereira ni la FTQ-Construction n'ont accepté de commenter publiquement l'entente à l'amiable signée entre les parties à la mi-mars. Les deux parties se sont engagées à garder son contenu confidentiel.

D'après un reportage d'Alain Gravel

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