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Un plan d'aide de 110 milliards $ pour le Portugal

Un homme marche devant une bijouterie fermée de Lisbonne.

Un homme marche devant une bijouterie fermée de Lisbonne.

Photo : AFP / Patricia De Melo Moreira

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les ministres européens des Finances ont annoncé vendredi préparer un plan d'aide d'un montant provisoire de 80 milliards d'euros (110 milliards de dollars) pour le Portugal, lié à des mesures d'austérité « ambitieuses » qui devront être adoptées d'ici la mi-mai.

Il s'agira d'un programme s'échelonnant probablement sur trois ans, a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, dans le cadre d'un conseil des ministres de l'Économie et des Finances européens réuni à Godollo, en Hongrie.

Selon lui, le plan devrait contenir des mesures spécifiques pour les banques portugaises.

En échange de l'aide financière, Lisbonne devrait s'engager à des mesures strictes pour assainir ses finances publiques et réformer son économie.

M. Rehn a précisé que ces efforts « devraient inclure un ambitieux programme de privatisations, qui aidera à alléger le fardeau de la dette ».

Le programme de mesures budgétaires devra être négocié par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI) avec les autorités portugaises, ont indiqué les ministres.

Le FMI a annoncé vendredi à Washington avoir reçu la demande formelle d'assistance financière de Lisbonne, et son directeur général Dominique Strauss-Kahn a dit vouloir « réagir promptement ».

Le premier ministre portugais José Socrates a présenté fin mars la démission de son gouvernement à la suite du rejet par le parlement d'un nouveau plan d'austérité destiné à permettre au pays de remplir son objectif d'un déficit de 4,6 % du produit intérieur brut en 2011.

Le plan prévoyait une réduction des dépenses de santé et d'aide sociale, le report de projets d'infrastructures et le renforcement des réformes structurelles, notamment celle du marché du travail avec une diminution des indemnités de licenciement.

Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal sera le troisième pays de la zone euro en l'espace d'un an à bénéficier d'une aide de l'Union européenne et du FMI.

L'Espagne épargnée

Les craintes d'une contagion de la situation portugaise à l'Espagne semblent écartées pour l'instant. La ministre espagnole Elena Saldago exclut que l'Espagne puisse un jour recourir à l'aide européenne tandis que les ministres réunis en Hongrie soulignent les efforts déployés par Madrid pour redresser son économie.

« L'Espagne a engagé un certain nombre de réformes, en particulier de son système bancaire, et est donc beaucoup plus solide compte tenu des mesures qui ont été prises, les marchés le savent », souligne Christine Lagarde, ministre française de l'Économie.

Le Trésor public espagnol a réussi à émettre, jeudi, 4 milliards d'euros de bons du Trésor à un taux d'intérêt de 3,6 % pour trois ans. Les coûts d'emprunt du pays ont reculé depuis un mois et sont deux fois moins élevés que ceux du Portugal, signe que les risques d'un défaut de paiement sont moins importants.

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Agence France-Presse

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