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La cyberintimidation à l'école prend de l'ampleur, selon la CSQ

Intimidatin à l'école
Photo: istock
Radio-Canada

La cyberintimidation à l'école semble prendre de l'ampleur et les moyens mis en place par le ministère de l'Éducation pour contrer le phénomène n'ont apparemment eu aucun impact significatif.

C'est du moins la perception qu'en ont les enseignants et autres employés du réseau de l'éducation, perception exprimée dans un sondage rendu public jeudi par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Les filles semblent davantage victimes que les garçons de la cyberintimidation. Près des trois quarts des répondants signalent des instances de cyberintimidation visant des filles, comparativement à 40 % qui signalent la même chose touchant des garçons.

Et contrairement à la croyance populaire, les enseignants estiment que 80 % des victimes connaissent les auteurs de la cyberintimidation à leur endroit. Celle-ci prend surtout la forme de propos diffamatoires, de commentaires déplaisants sur l'apparence et d'insultes à caractère sexuel, et provient presque toujours d'autres élèves.

Du côté du personnel, le phénomène demeure marginal - seulement 5 % des répondants indiquant avoir été victimes de cyberintimidation depuis le début de leur carrière.

Toutes les données, à l'exception de celles touchant le personnel, démontrent une augmentation du phénomène par rapport aux réponses obtenues lors de la première édition de ce sondage, il y a trois ans.

Un plan inefficace?

Or, il y a trois ans, le ministère de l'Éducation dévoilait son plan pour contrer la violence dans les commissions scolaires. Le constat à cet effet est inquiétant: seulement un employé du réseau sur quatre affirme que le plan a été mis en place dans leur établissement, alors que le tiers d'entre eux ne peuvent dire si ces mesures ont été implantées dans leur établissement ou non.

La CSQ estime que Québec doit agir avec davantage de vigueur. Son président, Réjean Parent, fait valoir que le budget de 17 millions de dollars consacré à l'effort peut sembler imposant, mais cela ne représente, en fin de compte, que 1500 $ par école.

Selon lui, l'expérience passée démontre que les interventions actives donnent toujours des résultats, encore faut-il qu'elles soient soutenues.

Méthodologie

Le sondage a été réalisé en février au téléphone par la firme CROP auprès de 1214 personnes membres de la CSQ et oeuvrant dans le réseau de l'éducation. Sa marge d'erreur est de 2,8 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

La Presse Canadienne