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Couche-Tard : l'entreprise justifie sa décision de fermer un dépanneur

Dépanneur fermé

Photo : Marc Verreault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Couche-Tard a réagi jeudi aux accusations d'intimidation formulées par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) au sujet de la fermeture par l'entreprise d'un dépanneur en processus de syndicalisation, en soutenant que cette fermeture était nécessaire par manque de rentabilité.

Couche-Tard a fermé mercredi soir son dépanneur à l'angle des rues Saint-Denis et Beaubien à Montréal dont les employés étaient en démarche de syndicalisation depuis quelques semaines.

Couche-Tard a affirmé dans un communiqué jeudi que « l'établissement concerné n'atteignait toujours pas les standards établis par l'entreprise et demeurait ainsi non rentable. Par conséquent, les dirigeants n'ont eu d'autre choix que de devoir procéder à sa fermeture immédiate. La direction s'est assurée que les 13 employés concernés toucheraient les indemnités de départ prévues dans de telles circonstances. »

L'entreprise soutient que d'autres de ses dépanneurs sont fermés régulièrement parce qu'ils n'affichent pas le rendement souhaité.

Fermeture

En annonçant la fermeture du dépanneur aux employés sur place, mercredi soir, les responsables de la direction ont aussi justifié cette décision par un manque de rentabilité. Le dépanneur venait pourtant d'être rénové.

Une dizaine de travailleurs sont ainsi touchés par la fermeture du dépanneur dans un quartier densément peuplé.

« C'est un secteur très achalandé, entre le marché Jean-Talon et Rosemont-Petite-Patrie. Donc, c'est vraiment une stratégie où le jupon dépasse chez Couche-Tard. Le message qu'on lance à la direction, c'est arrêtez d'avoir peur qu'il y ait un syndicat chez Couche-Tard, ça ne fera pas fermer l'entreprise, au contraire. Il s'agit d'obtenir des conditions de travail décentes, avec ce qui se paye dans le marché », affirme le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie.

Les dirigeants de la CSN ont convoqué les médias, jeudi matin, devant le dépanneur dont les vitres avaient déjà été obstruées par des feuilles de contreplaqué et qui était surveillé par un agent de sécurité.

Les dirigeants syndicaux ont juré que la centrale syndicale ne se laisserait pas intimider et continuerait malgré tout sa campagne de syndicalisation des dépanneurs Couche-Tard.

Par ailleurs, deux des employées qui venaient de perdre leur emploi sont venues dire à leurs collègues des autres dépanneurs de ne pas se laisser influencer par la fermeture de leur établissement et de continuer à défendre leurs droits.

Plainte

Le mois dernier, la CSN a porté plainte à la Commission des relations du travail contre Couche-Tard et son PDG, Alain Bouchard, en réponse aux propos tenus par M. Bouchard dans une vidéo enregistrée à la fin janvier. Il affirmait alors qu'un grand nombre de succursales ne pourraient pas survivre financièrement aux coûts engendrés par la syndicalisation.

Par ailleurs, contrairement à ce que la centrale syndicale affirme, Couche-Tard a soutenu jeudi qu'aucune négociation concernant une première convention collective à un autre établissement, au coin des rues d'Iberville et Jean-Talon à Montréal, n'a été entreprise à ce jour, en raison du report des pourparlers demandés par la CSN.

En novembre 2009, Couche-Tard a fermé un dépanneur de Beloeil, en Montérégie, alors que ses employés tentaient de se syndiquer.

Avec le reportage de Marc Verreault

Avec les informations de La Presse canadienne

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