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La C.-B. aura les peines les plus sévères pour la cruauté envers les animaux

Chiens de traîneaux Whistler

Chiens de traîneaux

Photo : Outdoor Adventures Whistler

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La première ministre de la Colombie-Britannique, Christie Clark, a annoncé que la province se dotera des peines les plus importantes au pays pour la cruauté envers les animaux.

Ceux qui sont reconnus coupables de cruauté seront passibles d'une amende de 75 000 $ et d'une peine de prison de deux ans. Actuellement, la peine maximale est de six mois de prison et 10 000 $ d'amende.

La Loi sur la prévention de la cruauté envers les animaux de la province devra être modifiée avant que les nouvelles peines puissent être imposées. La province s'est engagée à entamer immédiatement le processus de modification de la Loi.

Du financement pour mieux enquêter

La première ministre a également annoncé une subvention de 100 000 $ à la Société de protection des animaux de la Colombie-Britannique (BC SPCA) pour accroître sa capacité d'enquêter sur des cas de cruauté envers les animaux.

Pour sa part, la commission spéciale chargée d'enquêter sur l'industrie des chiens de traîneaux en Colombie-Britannique a fait dix recommandations. Ces recommandations ont pour but d'améliorer les soins minimums qui doivent être offerts aux chiens de traîneaux, d'assurer la certification des propriétaires d'entreprises de chiens de traîneaux et d'augmenter la capacité des employés de la province à reconnaître et dénoncer les cas de cruauté envers les animaux.

La première ministre Christy Clark a déclaré que son gouvernement allait adopter les 10 recommandations.

Les 10 recommandations de la Commission d'enquête sur l'industrie des chiens de traîneaux au gouvernement de la Colombie-Britannique :

  1. Modifier la Loi provinciale sur la prévention de la cruauté envers les animaux afin de créer une autorité réglementaire chargée d'établir des normes pour le soin des animaux et prolonger la période limite pour le dépôt d'accusations.
  2. Modifier la Loi pour permettre des peines plus sévères.
  3. Établir un groupe de travail chargé de formuler les normes pour le soin des chiens de traîneaux.
  4. Obliger les entreprises de chiens de traîneaux qui jouissent d'un accès aux terres de la Couronne à se soumettre à une inspection annuelle de la BC SPCA ou d'un vétérinaire.
  5. Recommander au gouvernement du Canada de donner plus de mordant aux articles du Code criminel qui traitent de cruauté envers les animaux.
  6. Consulter l'association des vétérinaires de la province afin de mettre en place un système de dénonciation obligatoire des cas possibles de cruauté envers les animaux à la BC SPCA tout en assurant l'immunité législative aux vétérinaires.
  7. Améliorer la capacité de la BC SPCA de faire enquête sur ces cas possibles de cruauté envers les animaux.
  8. Accroître l'expertise des procureurs de la province sur la question de la cruauté envers les animaux pour améliorer les chances de succès des poursuites judiciaires.
  9. Encourager le développement d'une association de certification et de contrôle des entreprises de chiens de traîneaux.
  10. Améliorer la capacité des employés du secteur public provincial de reconnaître et de dénoncer les cas de cruauté envers les animaux.

La commission spéciale a été mise sur pied pour faire le point sur l'industrie des chiens de traîneaux, mais n'a pas pu s'intéresser à l'extermination de chiens à Whistler puisque l'affaire fait toujours l'objet d'une enquête de la GRC et de la SPCA.

Les chiens de traîneau de la compagnie Outdoor Adventures Whistler ont été tués en avril 2010 après la fin des Jeux olympiques de Vancouver, en raison de la baisse de la demande touristique.

Un employé du sous-traitant Howling Dogs les a tués avec un fusil et dans au moins un cas il a dû trancher la gorge d'un des chiens. La nouvelle a fait le tour du monde.

Lori Chortyk de la SPCA explique que la première étape de leur l'enquête est terminée et que les corps des animaux vont maintenant être retirés de la fosse commune pour être analysés par une équipe d'experts internationaux.

Elle explique qu'ils doivent attendre que le sol dégèle suffisamment pour permettre l'exhumation des chiens.

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