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Obama autorise une aide aux rebelles libyens, la CIA est sur le terrain

Un rebelle libyen à Ajdabiya, où les insurgés ont dû se replier, le 30 mars 2011.

Un rebelle libyen à Ajdabiya, où les insurgés ont dû se replier, le 30 mars 2011.

Photo : AFP / MAHMUD HAMS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président américain Barack Obama aurait donné l'autorisation d'aider secrètement les insurgés, a indiqué mercredi la chaîne ABC.

Différents moyens seraient envisagés, mais la décision de fournir ou non des armes aux rebelles ne serait toutefois pas encore prise, selon la même source.

Par ailleurs, des agents de la CIA auraient été déployés sur le territoire libyen pour prendre contact avec les insurgés et déterminer les cibles des opérations militaires, selon le New York Times.

La Grande-Bretagne aurait également envoyé des dizaines de membres des forces spéciales et des agents du service d'espionnage M16 pour recueillir des renseignements sur les positions des forces loyalistes.

Armer les rebelles ou pas

L'idée d'armer les insurgés, évoquée plus tôt cette semaine par de hauts responsables de l'administration Obama, continue d'alimenter les discussions dans les chancelleries occidentales.

À Londres, le premier ministre britannique David Cameron a déclaré mercredi devant le Parlement que son gouvernement « n'exclut pas » cette possibilité, bien qu'il « n'a pas encore pris la décision de le faire ».

« D'un point de vue juridique, il est clair que l'embargo sur les armes, décidé dans le cadre de la résolution 1970 de l'ONU, en février, s'applique à tout le territoire libyen », a expliqué M. Cameron.

« Mais dans le même temps, la résolution 1973 du Conseil de sécurité autorise toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils [...] et de notre point de vue, cela n'exclut pas nécessairement de fournir de l'aide à ceux qui protègent les civils dans certaines circonstances », a-t-il ajouté.

Mardi, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a avancé un argument semblable au terme de la rencontre de Londres. Le président Obama a aussi admis mardi soir qu'il considérait cette possibilité. « Je ne l'exclus pas. Mais je ne dis pas non plus que cela va se faire », a-t-il déclaré sur les ondes de NBC.

De son côté, la France ne ferme pas la porte à l'idée, tandis que la Chine et la Russie s'y opposent fermement.

À Benghazi, un porte-parole de la rébellion, Mustafa Ghuriani, admet que les rebelles cherchent à se procurer des armes auprès de « nations amies ». Il a cependant refusé de confirmer ou de démentir si la France ou les États-Unis l'avaient proposé.

Immédiatement après, le secrétaire général de l'OTAN [Anders] Fogh Rasmussen, a déclaré que « l'opération en Libye avait été préparée pour protéger la population et non [dans le but] de l'armer - et là-dessus nous sommes totalement d'accord avec le secrétaire général de l'OTAN ».

Le ministère libyen des Affaires étrangères a pour sa part déclaré par voie de communiqué que « fournir une assistance militaire aux bandes armées serait contraire aux résolutions du Conseil de sécurité et reviendrait à soutenir le terrorisme ».

Les rebelles libyens se replient vers Ajdabiya

Les insurgés libyens n'ont cessé de battre en retraite, mercredi, devant la progression des forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi. Repoussés de Ben Jawad mardi, ils n'ont fait que passer dans les villes pétrolières de Ras Lanouf et de Brega pour se diriger directement vers Ajdabiya.

Les rebelles libyens fuient Ras Lanouf en direction de Brega. La même scène s'est produite peu après entre Brega et Ajdabiya.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les rebelles libyens fuient Ras Lanouf en direction de Brega. La même scène s'est produite peu après entre Brega et Ajdabiya.

Photo : AFP / Mahmud Hams

Selon un correspondant de Reuters, des familles fuient Ajdabiya en voiture en direction de Benghazi, le fief des rebelles, à environ 170 km au nord.

Ce repli efface totalement les gains effectués par les rebelles au cours des six derniers jours. Après avoir vaincu les loyalistes à Ajdabiya vers la fin de la semaine dernière, les rebelles avaient rapidement pris Brega, Ras Lanouf et Bin Jawad. Lundi, ils se trouvaient à 60 kilomètres de Syrte, ville natale du colonel Kadhafi.

Mercredi soir, des avions ont survolé la capitale libyenne. Des explosions ont été entendues dans la banlieue est de Tripoli, a indiqué un témoin à l'AFP. Les raids, lancés par la coalition, visaient, semble-t-il, un site militaire de la région.

Plus tôt dans la journée, la coalition a aussi mené un raid aérien dans la ville de Ras Lanouf.

De leur côté, les forces loyalistes ont lancé une nouvelle offensive à coups d'obus de chars et de roquettes sur la ville de Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, selon un porte-parole de la rébellion à l'Agence France Presse.

Reuters cite également un porte-parole des insurgés qui affirme que le blocus du port de Misrata a été levé, ce qui a permis à deux navires de débarquer de l'aide humanitaire et d'évacuer des blessés. Selon lui, les combats de la veille ont coûté la vie à 18 civils.

Un porte-parole du commandement de la Force expéditionnaire du Canada, à Ottawa, le lieutenant-colonel Chris Lemay, a pour sa part annoncé mercredi matin que quatre chasseurs CF-18 canadiens ont bombardé un dépôt de munitions au sud de Misrata au cours des 24 dernières heures.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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