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La junte birmane annonce avoir cédé la place à un pouvoir civil

Thein Sein, le nouveau président du Myanmar

Thein Sein, le nouveau président du Myanmar

Photo : AFP / HO/MRTV

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de la junte birmane, Than Shew, a annoncé mercredi la dissolution du régime militaire et la nomination d'un gouvernement civil, mesure consécutive aux élections législatives de novembre.

Au cours d'une cérémonie, le nouveau Parlement a intronisé le nouveau président, l'ex-général Thein Sein. Il a également nommé deux vice-présidents et un cabinet de 30 ministres pour une durée de cinq ans.

Le Conseil d'État pour la paix (nom officiel de la junte) a ainsi cédé la place à une nouvelle administration « civile », où les militaires conservent la plupart des rôles de premier plan et où l'opposition, dont le parti d'Ang Saan Suu Kyi, n'aura quasiment aucun rôle à jouer.

Le général Min Aung Hlaing a assisté à la cérémonie à titre de nouveau commandant en chef des armées, poste occupé jusque-là par Than Shwe. Ce dernier aurait officiellement pris sa retraite, mais pourrait continuer à exercer une influence en coulisse. Nul n'imagine que celui qui règne sans partage sur le pays depuis 1992 va quitter la scène politique.

Une opération peu convaincante

Ce transfert historique de pouvoirs devrait laisser sceptiques tant les Birmans que la communauté internationale. « Le grand public [...] n'est pas dupe de ces changements tout à fait cosmétiques », a estimé Maung Zarni, de la London School of Economics.

Un site Internet d'exilés birmans, Irrawaddy, a quant à lui qualifié le nouveau dirigeant de « pur et dur » de la junte. Selon le site, Thein Sein aurait « joué un rôle de premier plan » dans le combat contre les groupes armés rebelles dans l'est du pays.

En novembre, le Parti de la solidarité et du développement de l'Union avait remporté une victoire écrasante. La junte avait alors soutenu être en mesure de devenir un régime civil, et les Occidentaux avaient dénoncé une grande mascarade politique.

Selon des observateurs, le nouveau régime pourrait maintenant faire pression pour la levée des sanctions occidentales, que demandent également plusieurs partis d'opposition.

La célèbre opposante Aung San Suu Kyi, libérée en novembre après sept années de résidence surveillée, ne s'est pas jointe à ces appels. Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), continue de plaider pour leur maintien même si la formation a été officiellement dissoute et n'a plus d'existence légale.

La LND souhaite également entreprendre des pourparlers d'urgence avec le nouveau gouvernement pour qu'il élargisse le rôle de l'opposition, libère les prisonniers politiques et tente une réconciliation avec des groupes ethniques armés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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