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Mayerthorpe : pas de faute de la GRC, conclut l'enquête publique

Les photos des quatre policiers tués le 3 mars 2005.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Le juge albertain chargé de l'enquête publique sur le meurtre de quatre agents près de Mayerthorpe en 2005 exonère la GRC de toute faute et estime que ce drame n'aurait pas pu être évité.

« Je conclus que c'était un événement tragique exceptionnel qui n'aurait pas pu être raisonnablement prévu ou évité », écrit le juge Daniel Pahl dans les conclusions de l'enquête publique médico-légale qui ont été rendues publiques lundi.

Selon lui, la Gendarmerie royale du Canada a agi de façon appropriée, et les mesures adéquates ont été prises pour prévenir les policiers impliqués, pour les armer de façon adéquate et pour assurer la surveillance de la ferme de James Roszko, où ils avaient trouvé de la marijuana et des pièces de voitures volées.

James Roszko, qui avait un lourd passé criminel, est revenu sur sa ferme en cachette des policiers et en a abattu quatre avant de se donner la mort.

Un des enjeux de l'enquête publique était de déterminer si la GRC avait fait preuve de légèreté en traitant cette affaire, compte tenu du passé de James Roszko.

Le juge ne valide pas cette hypothèse.

Plusieurs recommandations

Il formule toutefois plusieurs recommandations, dont certaines vont dans le sens de changements déjà engagés par la GRC depuis la mort des policiers Anthony Gordon, Peter Shiemann, Brock Myrol et Leo Johnston.

Daniel Pahl demande en particulier que chaque détachement de la GRC se dote d'un coordinateur chargé d'évaluer les menaces éventuelles et de tenir les autres policiers informés au sujet des individus potentiellement dangereux.

La GRC devrait aussi, selon lui, mettre en place des politiques plus détaillées concernant la surveillance des scènes de crime et l'évaluation des risques lors des opérations dangereuses.

Il appuie aussi les efforts engagés pour améliorer l'armement et l'équipement des policiers, ainsi que la recommandation faite par la GRC selon laquelle chaque agent devrait porter une arme à la ceinture.

Enfin, le juge souligne la nécessité pour les équipes d'intervention d'urgence de pouvoir compter dans leurs rangs au moins un auxiliaire médical.

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