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Prière à Saguenay : La Cour d'appel délibère

Le maire Jean Tremblay fait la prière
Le maire Jean Tremblay fait la prière

Après avoir entendu les arguments de Saguenay et du Mouvement laïque québécois (MLQ), le juge met la demande d'appel du jugement du Tribunal de la personne qui interdit de réciter une prière avant la séance du conseil municipal en délibéré.

La requête déposée par Saguenay a été entendue vendredi matin au palais de justice de Québec.

La Ville et son maire soutiennent que l'interdiction pourrait menacer d'autres institutions ou traditions, comme l'hymne national, le drapeau québécois, la toponymie des villes, la monnaie, les assermentations, les monuments ou les jours fériés.

L'avocate de Saguenay, Isabelle Racine, affirme que la Cour d'appel n'a d'autre choix que d'entendre la demande de la Ville parce qu'elle concerne une question de principe importante.

Me Racine prétend également que le Tribunal des droits de la personne a excédé sa compétence en exigeant le retrait de tous les symboles religieux des endroits où se tiennent les assemblées publiques.

De son côté, l'avocat du MLQ, Luc Alarie, allègue que le débat est perdu d'avance parce que la Cour suprême a affirmé à plusieurs reprises la nécessité de maintenir la neutralité de l'État.

Il croit par ailleurs que la Cour d'appel devrait déterminer si la municipalité avait le droit d'adopter un règlement par rapport à la récitation de la prière.

Le maire a des appuis dans son combat. L'administration municipale sollicite des dons de partout pour financer la bataille juridique. À la mi-mars, plus de 150 000 $ avaient été amassés.

Son adversaire, le Mouvement laïque québécois, a aussi lancé sa campagne de financement, parce qu'il est à court d'argent. Il a recueilli 25 000 $ jusqu'à maintenant.

Il a fait parvenir une mise en demeure au maire, parce qu'il ne respecte pas le jugement déjà rendu et continue à faire sa prière avant le début de la séance du conseil. Le maire est passible d'outrage au tribunal, selon le Mouvement laïque.

Avec les informations de La Presse canadienne

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