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Les Égyptiens disent «oui» aux amendements constitutionnels

Mohammed Attiya, président de la commission électorale, annonce le résultat du vote au Caire

Mohammed Attiya, président de la commission électorale, annonce le résultat du vote au Caire

Photo : AFP / Aris Messinis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Égyptiens ont approuvé massivement les projets d'amendements à la constitution lors du référendum de samedi, le « oui » l'emportant avec 77,2 % des suffrages, selon les résultats officiels annoncés dimanche par la commission électorale.

Selon le président de la commission, Ahmed Attiya, 41 % des 45 millions d'électeurs égyptiens ont participé à la consultation de samedi. Plus de 14 millions, soit 77,2 % des votants, ont voté pour les amendements et environ quatre millions, soit 22,8 %, contre.

Les amendements proposés éliminent les restrictions sur les droits politiques et ouvrent la voie à l'organisation d'élections présidentielle et législatives dans les mois à venir.

Le vote de samedi constituait le premier test majeur pour la transition de l'Égypte vers la démocratie, après le soulèvement populaire qui a entraîné la chute du président Hosni Moubarak le 11 février.

Les amendements proposés limitent la durée d'exercice du pouvoir présidentiel à deux mandats de quatre ans, et permettent à des candidats indépendants et de l'opposition de briguer la magistrature suprême. Les binationaux, et ceux qui ont un parent ou une épouse de nationalité étrangère, ne pourraient en revanche se présenter.

Les neuf amendements remettent totalement les élections sous la supervision de la justice, mesure-clé pour prévenir la fraude électorale qui a marqué les scrutins durant les 29 ans de pouvoir d'Hosni Moubarak. Ils instaurent également des limites à l'état d'urgence, en vigueur depuis 1981, imposant la tenue d'un référendum pour sa prolongation au-delà de six mois.

Pour les partisans du « non » qui critiquent la précipitation de l'armée actuellement au pouvoir, ces neuf amendements ne vont pas assez loin. Ses détracteurs jugeaient que le calendrier était trop rapide pour que les partis politiques puissent s'organiser. Les forces politiques les mieux structurées du pays, le Parti national démocratique (PND) du président déchu Hosni Moubarak et les Frères musulmans dans l'opposition, avaient fait campagne pour l'adoption.

Une victoire du « oui » pourrait aboutir à des élections présidentielle et législatives cette année ou au début de l'an prochain. Dans le cas contraire, le Conseil suprême des forces armées qui assure l'intérim pourrait prolonger le délai de six mois qu'il s'est fixé pour le transfert du pouvoir à un gouvernement civil élu.

Plus de la moitié des 80 millions d'Égyptiens pouvaient voter et l'armée, en vue de favoriser la participation, avait déclaré qu'ils seraient autorisés à glisser leur bulletin dans n'importe quel bureau de vote du pays avec, comme seule preuve d'identité exigée, leur carte nationale d'identité, un document délivré aux personnes de 18 ans et plus.

Associated Press

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