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Manifestations empêchées et promesses de réformes en Algérie

Un manifestant à Alger

Un manifestant à Alger

Photo : AFP / FAROUK BATICHE

Radio-Canada

Des jeunes, s'affirmant indépendants des partis politiques, ont lancé un appel par Facebook pour un rassemblement à la Grande Poste, dans le centre d'Alger pour ensuite marcher vers le siège de la présidence. Mais un important dispositif policier a empêché les manifestants de marcher.

Une autre manifestation d'une aile du Comité national pour le changement et la démocratie a également été empêchée par les policiers. C'est la septième tentative de manifestation de cette organisation qui est tuée dans l'oeuf par les autorités.

Ailleurs dans le pays, deux autres manifestations ont eu lieu. À Tizi-Ouzou, à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger, un millier de personnes ont pu manifester sans entraves des forces de l'ordre.

À Béjaïa, à 260 kilomètres à l'est de la capitale, quelques dizaines de personnes ont également manifesté.

Et dimanche, des chômeurs ont prévu de battre le pavé à Alger pour exprimer leurs revendications. Le taux de chômage est estimé à 25 % par des organisations internationales.

Bouteflika promet des réformes

Au moment où les manifestations étaient empêchées, le président Bouteflika a promis dans une lettre lue par un de ses collaborateurs de nouvelles réformes.

Il s'est engagé à ouvrir « une nouvelle page sur la voie des réformes globales », y compris politiques.

M. Bouteflika a évoqué sa promesse, tenue le 25 février, de lever l'état d'urgence en vigueur depuis 19 ans. « Ce n'était qu'un nouveau pas franchi », prélude à des réformes importantes, a-t-il dit.

Le président a souligné la nécessité d'être vigilant pour « barrer la route à ceux qui sont à l'affût de toute situation de crise ».

Par ailleurs, il a indiqué que la garantie des emplois permanents figurait « parmi les priorités ». En ce qui concerne l'immense problème du logement, le président algérien a rappelé « l'effort déployé par l'État pour répondre aux besoins des citoyens » dans ce domaine.

Hormis ces grandes lignes, le président Bouteflika n'a donné aucune précision sur les réformes qu'il entend mettre de l'avant. Il n'a pas non plus évoqué les émeutes et les manifestations qui ont lieu dans le pays régulièrement.

Pour l'année 2010, les services de gendarmerie nationale ont enregistré plus de 11 000 émeutes, manifestations publiques ou rassemblements dans tout le pays.

Avec les informations de Agence France-Presse

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