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L'Ontario fait volte-face au sujet de l'Herceptin

Deb Matthews

Deb Matthews

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre ontarienne de la Santé, Deb Matthews, se dit maintenant prête à assouplir les règles entourant la prise en charge d'un médicament contre le cancer du sein.

La patiente torontoise Jill Anzarut, dont le cas fait les manchettes depuis plusieurs semaines, est à l'origine de la controverse.

Jill AnzarutAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La patiente Jill Anzarut se bat contre la province.

Photo : CBC

Le ministère ontarien de la Santé a refusé d'assumer le coût, chiffré à des dizaines de milliers de dollars, de son traitement à l'Herceptin, un médicament qu'avait pourtant prescrit l'oncologue de la mère de famille dans la trentaine.

La raison : le ministère, pour l'instant, offre uniquement ce médicament aux patientes dont les tumeurs ont plus de 1 centimètre de diamètre.

L'Ombudsman de l'Ontario, André Marin, avait annoncé vendredi qu'il enquêterait sur ces restrictions provinciales, à la suite d'une plainte de Mme Anzarut.

D'après nos entrevues officieuses avec des oncologues et des dirigeants d'Action Cancer Ontario et du ministère, [...] ce cas soulève des questions suffisamment graves pour justifier une enquête systémique.

Une citation de :André Marin, Ombudsman

Volte-face

Or, la ministre Matthews, qui affirmait dans le passé qu'il serait illégal pour elle d'intervenir, indique maintenant que la question touche à une zone grise.

Elle ajoute qu'elle est en discussion avec l'agence provinciale Action Cancer Ontario, en vue d'assouplir les règles entourant le financement de l'Herceptin.

À l'heure actuelle, c'est un comité d'experts indépendants qui détermine si un médicament sera remboursé ou non.

Action Cancer Ontario propose de créer un nouveau programme qui jugerait au cas par cas le dossier d'un patient qui aurait besoin d'un médicament non couvert.

L'opposition néo-démocrate est sceptique

Le NPD est suspicieux, toutefois, au sujet de cette volte-face, à l'approche des élections provinciales d'octobre.

La députée néo-démocrate France Gélinas se demande si le comité indépendant d'évaluation des médicaments fait bien son travail et s'il existe des zones grises pour d'autres médicaments.

Un autre cas

Une autre patiente ontarienne, Irene Price, a communiqué avec les journalistes pour se plaindre du fait que la province a refusé de prendre en charge son traitement à l'Herceptin.

Le ministère de la Santé a jugé, selon elle, que ses multiples tumeurs étaient trop petites, même si elle a dû subir finalement l'ablation complète de son sein gauche.

Que ce soit une petite ou une grosse tumeur, c'est quand même un cancer.

Une citation de :Irene Price, patiente

La Colombie-Britannique, la Saskatchewan et l'Alberta assument le coût de l'Herceptin, même pour les petites tumeurs. D'autres provinces, comme le Québec et le Manitoba, jugent au cas par cas si elles prendront en charge le médicament.

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Ontario