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Les étudiants manifestent contre la hausse des droits de scolarité

Des étudiants rassemblés devant l'Hôtel Bonaventure, à Montréal

Des étudiants rassemblés devant l'Hôtel Bonaventure, à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus d'une centaine d'étudiants mécontents de l'augmentation importante des droits de scolarité dans les universités du Québec ont manifesté vendredi à Montréal où le milieu des affaires applaudissait le budget.

Les étudiants exprimaient leur colère à l'endroit du ministre des Finances, Raymond Bachand, qui s'adressait à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et au Canadian Club au lendemain du dépôt du budget, comme le veut la tradition.

Rassemblés à l'appel de la Fédération universitaire des étudiants du Québec (FEUQ) et de la Fédération collégiale des étudiants du Québec (FECQ), les étudiants ont dit s'attendre à ce que cette hausse des droits de scolarité ait un impact majeur sur la classe moyenne. Ils craignent qu'une partie de cette frange de la population n'ait plus les moyens de bénéficier d'une formation universitaire.

« Les étudiants ont déjà fait leur part. Depuis 2007, les frais de scolarité ont augmenté de 500 $ par année. C'est énorme. On en sent déjà les effets sur l'accessibilité aux études, il faut arrêter la hausse des frais de scolarité », a affirmé la porte-parole de la FEUQ, Ariane Campeau.

Même si l'augmentation était prévisible, les étudiants ont été surpris par les chiffres. Ils prévoient maintenant multiplier les moyens pour faire entendre leur opposition.

« On va certainement être présents au prochain colloque du Parti libéral du Québec qui va avoir lieu le 3 avril prochain. [...] L'objectif, d'ici la fin de la session, c'est vraiment de maximiser la pression sur le gouvernement Charest », a indiqué le président de la FEUQ, Louis-Philippe Savoie.

Les étudiants comptent également manifester lors d'un grand rassemblement le 31 mars.

À la Chambre de commerce

Pendant ce temps, les gens d'affaires de Montréal réunis à l'Hôtel Bonaventure pour entendre le ministre Bachand l'ont félicité pour son budget. Le président de la CCMM, Michel Leblanc, a tout de même affiché un certain scepticisme au chapitre du contrôle des dépenses publiques.

Au sortir de sa conférence, le ministre Bachand s'est adressé aux journalistes.

« J'ai de la difficulté à comprendre et à accepter que quelqu'un qui va faire des centaines de milliers de dollars de plus avec son diplôme universitaire, que s'il était diplômé du secondaire, n'accepte pas d'investir un peu pour son éducation », a indiqué le ministre Bachand.

Il a ajouté que son gouvernement protégeait « les plus démunis » par le biais de bourses additionnelles dans le nouveau budget.

Dans ses prévisions pour 2011-2012, par ailleurs, le ministre Bachand a révisé le taux de croissance des dépenses de l'État à 3,7 %, alors que le dernier budget prévoyait un taux de 2,8 %.

Jeudi, les étudiants ont appris que d'ici 5 ans, ils paieront 1600 $ de plus pour s'inscrire à l'université. Des associations étudiantes se sont aussitôt vigoureusement opposé à cette augmentation. Les recteurs des universités ont quant à eux appuyé l'annonce budgétaire.

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