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Les étudiants dénoncent, les recteurs approuvent

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La hausse des droits de scolarité prévue dans le budget du gouvernement provincial reçoit l'appui des recteurs, mais est vivement dénoncée par les étudiants.

Le budget du ministre Raymond Bachand, présenté jeudi, prévoit qu'à compter de l'automne 2012, les droits de scolarité augmenteront de 325 $ par année, pendant cinq ans, pour atteindre près de 3800 $, en 2017.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, estime que cette mesure permettra d'assurer la qualité de l'enseignement universitaire au Québec. « J'espère que les étudiants vont comprendre que c'est pour leur bien aussi. On était rendus dans une étape au Québec avec les universités où on ne couvrait même pas nos frais de système », fait valoir M. Brière.

L'Université Laval recevra 211 $ de plus par étudiant entre 2012 et 2017. Le recteur affirme que toutes les sommes iront aux services aux étudiants, notamment en offrant de nouvelles formations, en investissant dans la recherche ou en créant de nouveaux postes de professeurs.

Les étudiants, pour leur part, déplorent ces hausses. Louis-Philippe Savoie, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), souligne qu'en 2017, une année universitaire coûtera, avec les frais afférents, près de 4500 $.

Louis-Philippe Savoie, président de la FEUQAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louis-Philippe Savoie, président de la FEUQ

« On n'a pas commencé à payer le loyer avec ça, on n'a pas commencé à payer l'épicerie, on est simplement sur les bacs d'école. L'impact de la proposition du gouvernement Charest est clair : on va perdre des étudiants pour des motifs strictement financiers et ça, comme société, on ne peut pas se le permettre », affirme le président de la FEUQ.

Les associations étudiantes de l'Université Laval soutiennent aussi que les frais de scolarité supplémentaires priveront les étudiants les moins nantis de l'accessibilité aux études.

La Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL) aurait souhaité que le gouvernement impose une contribution aux entreprises, mentionne la présidente Barbara Poirier. « La seule mesure qui a été instaurée, c'est d'inviter les gens à contribuer davantage par le biais de dons, donc une contribution très minimale de la part des entreprises. La part du gouvernement en 2016, 2017 sera réduite et la seule part qui va augmenter globalement, c'est celle des étudiants », note Barabara Poirier.

Les étudiants font connaître leur mécontentement à Montréal vendredi. Ils se sont rassemblés devant l'hôtel Hilton-Bonaventure où le ministre Raymond Bachand a prononcé un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

À Québec, les étudiants prévoient manifester à la fin du mois de mars.

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