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Dans l'attente de frappes contre la Libye

Des rebelles à Benghazi

Des rebelles fêtent à Benghazi

Photo : AFP / PATRICK BAZ

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La France et le Royaume-Uni se retrouvent, vendredi, au coeur d'un véritable branle-bas de combat, en vue de la mise en oeuvre de la mission de protection des civils libyens, décidée jeudi soir au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le ministre libyen des Affaires étrangères a cependant annoncé un cessez-le-feu immédiat, vendredi, ce qui rend la suite des évènements incertaine.

Quelques heures avant cette annonce, un porte-parole du gouvernement français, François Baroin, avait affirmé que des frappes étaient imminentes en Libye et que les forces armées françaises vont y participer.

L'Élysée a aussi fait savoir que Nicolas Sarkozy a reçu l'émir du Qatar, Cheikh Bin Khalifa al Thani, et qu'il s'est entretenu par téléphone avec le premier ministre britannique David Cameron et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Le président français a aussi reçu son premier ministre François Fillon, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, et le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud.

Des CF-18 canadiens déployés

Le premier ministre canadien Stephen Harper a confirmé qu'Ottawa dépêcherades chasseurs CF-18 dans la région. Les appareils seraient déployés à partir de la base de Bagotville, au Saguenay.

Des chasseurs anglais et belges déployés

À Londres, le premier ministre Cameron a annoncé que des avions britanniques Tornado et Typhoon seront déployés dans la région, en compagnie d'avions de ravitaillement et de reconnaissance.

« Les préparatifs en vue du déploiement de ces appareils ont d'ores et déjà commencé et, dans les heures qui viennent, ils vont être envoyés sur des bases d'où ils pourront mener les actions nécessaires », a-t-il déclaré au Parlement.

En Espagne, la ministre de la Défense Carme Chacon a annoncé qu'elle va mettre à la disposition de l'OTAN deux bases militaires ainsi que des moyens aériens et navals dans le cadre d'une éventuelle opération en Libye. Le Parlement doit cependant donner son approbation au préalable.

En Belgique, le ministre des Affaires européennes et de la Coopération, Olivier Chastel, a également fait savoir que son pays est prêt à dépêcher six chasseurs F-16 et une frégate dans la région.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a aussi dit qu'il est prêt à « mettre à disposition ses bases. Rome a par ailleurs annoncé la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne, Tripoli.

Les États-Unis, la Norvège et le Qatar ont annoncé qu'ils se joindraient à la mission militaire de la communauté internationale. La Pologne sera aussi de la partie, mais son aide sera uniquement de nature logistique.

L'OTAN achève ses préparatifs

Toujours à Bruxelles, les représentants des 28 pays membres de l'OTAN se sont réunis vendredi pour décider des suites à donner à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen a fait savoir au terme de la rencontre que l'OTAN est en train d'achever « ses préparatifs afin d'être prête à prendre les initiatives appropriées en appui à la résolution de l'ONU dans le cadre des efforts internationaux plus larges. ».

« Il y a une urgence, un soutien régional ferme et un mandat clair de l'ONU pour une action internationale nécessaire », a-t-il ajouté, dans une allusion aux conditions précédemment posées par l'OTAN à toute intervention en Libye.

Deux pays membres de l'Alliance, soit l'Allemagne et la Turquie, ont cependant déjà fait savoir qu'ils ne participeront pas à cette intervention.

La Russie, qui n'a pas utilisé son droit de veto au Conseil de sécurité, ne sera pas de la partie non plus.

Sommet UE-UA-Ligue arabe à Paris

La France a convié samedi à Paris les dirigeants de l'Union européenne, de la Ligue arabe et de l'Union africaine pour un sommet sur la crise libyenne. L'Élysée annonce que la réunion commencera à 13 h, heure locale.

Les « représentants des États qui souhaitent apporter leur soutien » à la mise en oeuvre de la résolution 1973 sont conviés, tout comme le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et la haute représentante pour la politique étrangère de l'Union européenne (UE), Catherine Ashton.

Le premier ministre britannique Cameron, son homologue espagnol Jose Luis Zapatero et la chancelière allemande Angela Merkel ont notamment confirmé leur présence, tout comme Amr Moussa.

Jeudi soir, le président américain des États-Unis, Barack Obama a parlé au président français Nicolas Sarkozy et au premier ministre Cameron pour coordonner leur stratégie concernant la Libye.

La résolution du Conseil de sécurité, adoptée par 10 voix pour et cinq abstentions, autorise le recours à « toute mesure nécessaire », pour protéger les civils à l'exception du déploiement d'une force d'occupation.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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