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Les partis d'opposition descendent en flamme le budget Bachand

Pauline Marois, chef du Parti québécois

Pauline Marois, chef du Parti québécois

Photo : La Presse canadienne / Sylvain Mayer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les partis d'opposition à Québec n'ont pas tardé à dénoncer de toutes les manières le nouveau budget du ministre des Finances, Raymond Bachand.

Ainsi, pour le Parti québécois, le gouvernement libéral ne respecte pas ses engagements du budget précédent. L'an dernier, le gouvernement promettait de faire 62 % des efforts pour atteindre l'équilibre budgétaire, mais selon les calculs péquistes, les contribuables paieront 59 % de cet effort.

« Raymond Bachand et Michelle Courchesne ont failli à la tâche et n'ont pas respecté leur engagement », a déclaré Nicolas Marceau, porte-parole de l'opposition en matière de finances publiques, ajoutant que cet objectif de 62 % était « une fraude intellectuelle ».

Le Parti québécois dénonce également l'augmentation des frais de scolarité, une mesure qui « se traduira par une réduction du nombre de diplômés universitaires ». Il juge non crédible la bonification du programme de prêts et bourses.

« C'est un budget qui confirme l'approche libérale, c'est-à-dire que ce sont les Québécois qui vont payer. C'est dans les poches des Québécois que le gouvernement cherche les solutions aux problèmes budgétaires du Québec. »

— Une citation de  Nicolas Marceau, député du Parti québécois

La chef péquiste, Pauline Marois, estime que ce budget explique le bris de confiance entre le gouvernement et la population. « Les citoyens vont payer jusqu'à la dernière cenne en taxation, en hausse de contributions, en hausse de tarifs, mais le gouvernement, lui, ne livrera pas la marchandise. On comprend pourquoi les Québécois sont profondément déçus de ce gouvernement », affirme-t-elle dans une vidéo publiée sur le site web du Parti québécois.

« Un budget du gouvernement du Québec absolument décevant. »

— Une citation de  Pauline Marois, chef du Parti québécois

Action démocratique du Québec

L'Action démocratique du Québec se dit quant à elle « abasourdie » par « l'irresponsabilité du ministre des Finances dans la présentation de son nouveau budget », peut-on lire dans un communiqué de presse.

« L'an dernier, le gouvernement libéral a vidé les poches des Québécois. Cette année, le ministre se fait très gourmand et dépense encore plus, tout en repoussant les dommages par en avant. »

— Une citation de  Gérard Deltell, chef de l'Action démocratique du Québec

L'ADQ déplore le « laisser-faire » des libéraux en santé et estime que « le gouvernement a perdu le contrôle face à l'explosion des dépenses en santé », notant que l'augmentation prévue de 5 % se chiffre plutôt à 9,4 %.

Il regrette également ce qu'il appelle une « comptabilité créative », estimant que le ministre des Finances n'inscrit pas « toutes ses dépenses sur une seule et même ligne ».

Québec solidaire

Le parti d'Amir Khadir et de Françoise David a publié un communiqué de presse en fin d'après-midi pour déplorer les choix du gouvernement libéral. « Encore cette année, le gouvernement choisit de piger dans les poches des contribuables de la classe moyenne », peut-on y lire.

À l'instar du Parti québécois, Québec solidaire pense que l'augmentation des frais de scolarité est une erreur, surtout au moment où plus de 740 000 emplois seront à combler au Québec d'ici quelques années.

« Comme le budget inéquitable de l'an passé, avec ce budget, le gouvernement vient de porter un autre coup à la tête du Québec qui se trouve dans son avenir. »

— Une citation de  Amir Khadir, député de Québec solidaire

Il estime que l'ajout d'un nouveau palier d'imposition sur les hauts revenus aurait suffi à combler les manques à gagner dans le domaine de l'éducation sans hypothéquer l'avenir des étudiants.

Québec solidaire reproche au gouvernement de retarder à 2013-2014 la création de 15 000 nouvelles places en garderie, alors qu'elles avaient été promises lors de la dernière campagne électorale.

Par-dessus tout, le parti de gauche dénonce le « manque de vision » du gouvernement libéral pour l'avenir du Québec qui passe, selon lui, par un virage vert, le développement durable et plusieurs autres mesures progressistes.

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