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Des CF-18 en Libye, Harper à Paris

Le premier ministre Stephen Harper

Le premier ministre Stephen Harper

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le premier ministre canadien Stephen Harper s'est envolé vendredi soir pour Paris, afin de participer à une rencontre sur la situation en Libye.

La réunion, qui doit commencer samedi vers 13 h (heure locale), vise à faire le point sur la mise en oeuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée jeudi soir.

Des représentants de l'Union européenne, de l'Union africaine et des États-Unis y participeront.

Le sérieux de l'application du cessez-le-feu décrété par Kadhafi devrait également être au coeur des discussions.

Stephen Harper a aussi confirmé vendredi que des chasseurs CF-18 seront déployés dans la région de la mer Méditerranée dans le cadre de la mission de la communauté internationale visant à protéger les civils libyens.

M. Harper a précisé que ce déploiement va de l'avant malgré l'annonce d'un cessez-le-feu immédiat du régime du colonel Kadhafi. Il s'est tout de même dit « encouragé » par ce développement.

Le chef d'état-major de la Force aérienne du Canada, le lieutenant général André Deschamps, a confirmé par la suite qu'un total de six appareils de la base militaire de Bagotville seront dépêchés dans le sud de la Libye.

Les chasseurs ont quitté Bagotville en début d'après-midi. Près de 150 militaires des bases de Bagotville et Trenton vont les accompagner au cours des prochaines heures. Deux avions C-17, de la base de Trenton, vont être utilisés pour le transport du personnel.

Les CF-18 seront appelés à faire respecter la zone d'interdiction de vol au-dessus du territoire libyen, et qu'ils pourraient participer à des frappes aériennes contre des cibles militaires au besoin.

Les appareils seront basés à Trapani, en Sicile. Ils seront ainsi près de la frégate NCSM Charlottetown, qui mouille déjà en mer Méditerranée.

Une obligation morale, dit Harper

La population libyenne, a dit le premier ministre canadien, a montré par ses sacrifices des dernières semaines qu'elle croit à la liberté. Dans ce contexte, l'intervention militaire approuvée par l'ONU constitue une « obligation morale pour ceux qui professent cet idéal ».

Soit on croit en la liberté, soit l'on ne fait que dire croire en la liberté.

Stephen Harper
Un CF-18 (archives)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un CF-18 (archives)

Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne

Le Parlement consulté

Stephen Harper dit avoir informé les chefs des autres partis fédéraux avant de faire l'annonce officielle. Le Parlement sera consulté la semaine prochaine sur cette décision. Si le déploiement devait durer plus de trois mois, l'approbation de la Chambre serait requise, a-t-il affirmé.

Le porte-parole libéral en matière d'Affaires étrangères, Bob Rae, avait déjà laissé savoir que son parti appuie une intervention militaire en Libye. « Le Canada devrait être un partenaire dans les efforts visant à mettre en oeuvre la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU » , a-t-il déclaré au Globe and Mail.

M. Rae disait espérer que la participation canadienne « contribuera à créer un espace permettant au peuple courageux de la Libye de combattre l'oppression et la dictature dans leur pays ».

Stephen Harper a rappelé que les mesures « urgentes » annoncées vendredi sont « nécessaires » pour que la menace autorisée par l'ONU demeure crédible. Il a rappelé que plusieurs pays alliés participeront à l'application de la résolution de l'ONU.

Les CF-18 canadiens peuvent voler à la vitesse Mach 1.8, et ont un rayon d'action de 3700 kilomètres. Ils peuvent attaquer d'autres avions à l'aide de missiles à guidage infrarouge et de missiles à guidage radar, et attaquer au sol à l'aide d'un arsenal de bombes, dont certaines à guidage infrarouge, et de canons 20 mm.

Les chasseurs de l'armée canadienne, qui ont récemment été rénovés pour prolonger leur durée de vie, n'ont pas été envoyés au combat depuis la guerre du Kosovo, à la fin des années 90. Ils avaient participé quelques années plus tôt à l'intervention de l'OTAN en Serbie.

Le NCSM Charlottetown, qui a été envoyé il y a trois semaines en mer Méditerranée, a été déployé dans un but humanitaire, mais pourrait maintenant participer à un blocus naval visant à faire respecter un embargo sur les armes contre Tripoli.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, CTV, et Globe and Mail

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